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A quelques mois de l'événement planétaire numéro un - L'Afrique peut s'inquiéter
09/03/2010
A quelques mois de l'événement planétaire numéro un, le continent africain n'a pas rassuré sur le plan sportif. L'Algérie et la Côte d'Ivoire corrigées à domicile, l'Afrique du Sud à petits pas : le chemin est -selon sport24.com- encore long pour les représentants africains. «Je pense réellement que l'Algérie a de grandes chances et surtout les moyens de prendre le second billet qualificatif derrière l'Angleterre.»
Présent lundi dernier à Alger lors du tournoi futsal entre l'équipe de France 98 et une sélection d'anciens joueurs algériens, Aimé Jacquet s'est montré plutôt optimiste quant aux chances de l'Algérie en Coupe du monde. 48 heures plus tard, les propos de l'ancien sélectionneur français perdent quelque peu en crédibilité. Car, durant ce laps de temps, l'Algérie s'est lourdement inclinée à domicile face à la Serbie lors d'une rencontre amicale disputée à Alger (0-3). Suffisant pour remettre en cause tout le travail réalisé jusque-là ? Assurément non. Mais la veste prise devant une équipe serbe, que l'on connaît bien, devant plus de 90 000 spectateurs en furie, a permis aux Fennecs de mesurer tout le chemin qu'il leur reste à parcourir avant de pouvoir prétendre titiller les favoris.
Dans un groupe très relevé (Angleterre, Etats-Unis, Slovénie), les protégés de Rabah Saadane devront se mettre au niveau d'entrée. Et, surtout, ne pas rééditer la piètre performance de mercredi dernier ou encore celle face à l'Egypte en demi-finale de la CAN. La maison ivoirienne brûle, les Eléphants prennent l'eau. Appelez cela comme vous le voudrez, toujours est-il que la Côte d'Ivoire est bien loin du compte à moins de 100 jours du Mondial. Opposés, mercredi, à une Corée du Sud loin d'être terrorisante, les coéquipiers de Drogba, sans entraîneur et à domicile, se sont montrés impuissants, encaissant deux buts (0-2). Pourtant, ils n'auront pas démérité, mais toujours victimes de leur incapacité chronique à concrétiser, ils n'auront fait qu'illusion. Eto'o espère triompher en Afrique du Sud. Le Cameroun croit dur comme fer en sa bonne étoile.
Mercredi soir, dans un stade Louis II étonnamment bien garni, les Lions indomptables ont compris que la place réservée au hasard sur un terrain de football était infiniment petite. Face aux champions du monde italiens, le Cameroun a certes tenu le choc mais n'a pas rassuré ses fans (0-0). Un résultat encourageant en apparence, seriez-vous tentés de dire ? En temps normal, tenir en échec la formation de Lippi a de quoi donner des ailes. Sauf que, mercredi, le technicien italien en a profité pour faire tourner son effectif et tester quelques nouvelles têtes. Ainsi, le onze camerounais, pourtant rodé, a eu en face de lui des joueurs de second plan tels que Marchetti, Bonucci, Cossu, Magio ou encore Criscito. A moins d'être un acharné de Serie A, ces noms n'évoquent pas grand-chose. En somme, un résultat qui ne doit pas rendre secondaires les maux camerounais. Sans cela, la chute risque d'être douloureuse en Afrique du Sud.
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Afrique du sud:Mondial 2010 : plus de billets à prix réduits pour les Sud-Africains
26/02/2010
Pour faciliter l'accès des tribunes aux supporteurs sud-africains et encourager l'achat de places pour le Mondial 2010, la Fifa va augmenter le nombre de billets à prix réduits (catégorie 4).
La Fédération internationale de football (Fifa) a indiqué samedi 20 février qu'elle allait augmenter le nombre de billets à prix réduit afin d'attirer plus de spectateurs sud-africains dans les stades à l'occasion de la Coupe du monde (11 juin-11 juillet).
"Dès l'ouverture de la billetterie, nous avions très clairement souligné le fait que notre objectif était d'augmenter le nombre de billets de catégorie 4 (la moins chère et exclusivement réservée aux Sud-Africains, ndlr) jusqu'à 20%", a expliqué l'instance dans un communiqué, précisant que "cela n'avait aucun impact sur les billets déjà vendus".
Afin d'atteindre l'objectif des 20%, la Fifa va réduire le nombre de billets alloués aux catégories 2 et 3 pour les passer en catégorie 4, plus accessible.
Plus tôt dans la semaine, le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, avait expliqué les raisons d'une telle mesure: "Nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir la Coupe du monde en Afrique du Sud et des fans qui ne peuvent pas assister aux matches".
2,1 millions de tickets sur 2,9 déjà vendus
Samedi, le journal sud-africain Saturday Star avait annoncé que la Fifa s'apprêtait à baisser les prix des billets de catégorie 2 et 3.
"Il ne s'agit pas de baisser les prix. Les prix ne bougent pas. Le premier prix, au niveau de la catégorie 4, est de 140 rands (13 euros) pour les matches de groupe", a répondu l'instance.
Le président de la Fifa, Sepp Blatter, avait déploré jeudi que le prix élevé des billets rebute les amateurs de football.
Les ventes ont mis longtemps à décoller dans le pays hôte, de nombreux supporteurs se plaignant d'un système d'achat trop compliqué, alors que la majorité de la population ne dispose ni d'ordinateur ni de carte de crédit.
Au total, 2,1 des 2,9 millions de tickets mis en vente pour le Mondial ont déjà trouvé preneurs.
CAN 2012 : Les dés sont jetés
23/02/2010
Algérie-Maroc, Cameroun-Sénégal ou Egypte-Afrique du Sud... sont quelques-uns des chocs proposés par le du tirage au sort des éliminatoires de la vingt-huitième édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012 qui s’est déroulé à Lubumbashi (RD Congo) 20 février dernier. Le Togo suspendu par la CAF était l’absent de marque de cette cérémonie. Le Gabon et la Guinée équatoriale, en tant que coorganisateurs de l'événement, sont qualifiés d'office.
La Confédération Africaine de Football a procédé à au tirage au sort des éliminatoires de la vingt-huitième édition de la Coupe d’Afrique des Nations, le 20 février dernier, dont la phase finale sera co-organisée par le Gabon et la Guinée Équatoriale. Les 44 équipes engagées ont été réparties en onze groupes de 4 équipes. Les vainqueurs de chacun des groupes seront qualifiés pour la phase finale ainsi que les trois meilleurs deuxièmes. La Guinée équatoriale et le Gabon sont automatiquement qualifiés en qualité de co-organisateurs.
Malgré l’absence du Togo suspendu par la CAF, ce tirage au sort a accouché de quelques chocs parmi les ténors du continent, notamment les chocs Algérie –Maroc dans groupe 4, Cameroun- Sénégal dans le groupe 5 ou l’Afrique du Sud-Egypte dans le groupe 7.
Voici les onze groupes issus du tirage au sort :
Groupe 1: Mali, Cap Vert, Zimbabwe, Liberia
Groupe 2: Nigeria, Guinée, Éthiopie, Madagascar
Groupe 3: Zambie, Mozambique, Libye, Comores
Groupe 4: Algérie, Maroc, Tanzanie, Centrafrique
Groupe 5: Cameroun, Sénégal, République démocratique du Congo, Maurice
Groupe 6: Burkina Faso, Gambie, Namibie, Mauritanie
Groupe 7: Égypte (tenant du titre), Afrique du Sud, Sierra Leone, Niger
Groupe 8: Côte d’Ivoire, Bénin, Rwanda, Burundi
Groupe 9: Ghana, Congo, Soudan, Swaziland
Groupe 10: Angola, Ouganda, Kenya, Guinée-Bissau
Groupe 11: Tunisie, Malawi, Tchad, Botswana
Gabon : Gernot Rohr nouveau coach des Panthères
19/02/2010
Gernot Rohr aurait été retenu pour le poste de sélectionneur de l’équipe nationale de football, laissé vaquant par Alain Giresse après l’élimination des Panthères de la CAN 210. Agé de 56 ans, le technicien allemand qui vient de laisser le FC Nantes aura pour lourde tâche la préparation des Panthères pour décrocher le titre à la prochaine CAN 2012 co organisée par le Gabon.
24 heures auront suffi aux autorités sportives gabonaises pour dénicher le nouveau sélectionneur des Panthères, en la personne du technicien allemand, Gernot Rohr.
L’ancien défenseur, âgé de 56 ans, a fait le plus gros de son palmarès d’entraîneur en France. Il a notamment managé des clubs tels que Bordeaux (1re division française) dans les années 90, ou récemment Nice (1re division française) et Nantes (2e division française), où il a été limogé en décembre 2009.
Les autorités sportives gabonaises ont fait appel à lui pour le prochain grand challenge continental : la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012 qui sera co-organisée avec la Guinée-équatoriale.
«Le futur patron du onze national, sera un homme qui a joué au football de très haut niveau, qui a un CV Sportif lourd notamment en qualité d’entraîneur, et qui a de l’ambition pour lui-même et qui est capable d’accompagner l’ambition que nous nous sommes fixés, c'est-à-dire de gagner la CAN chez nous en 2012», avait déclaré le président de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), Placide Engandzas.
L’ancien sélectionneur de la sélection nationale, Alain Giresse, a inscrit son nom en lettre d’or dans le cœur de plusieurs Gabonais pour avoir qualifié les Panthères à une CAN après 10 ans de disette. A Gernot Rohr de faire mieux.
Cameroun : Otto Pfister, "La prestation des Lions à la dernière Can est une catastrophe"
15/02/2010
L’ancien entraîneur des Lions Indomptable revient sur son passage à la tête de l’équipe nationale du Cameroun, les difficultés auxquelles il a été confronté et les chances du Cameroun à la Coupe du Monde.
Quelle est votre avis sur la prestation du Cameroun à la dernière Coupe d’Afrique des Nations en Angola ?
Je pense tout simplement que la prestation du Cameroun à cette compétition est une catastrophe ! Une catastrophe totale ! Parce que deux ans avant, le Cameroun a quand même joué la finale. Mais cette fois-ci, à chaque match, on avait 11 joueurs différents sur le terrain. Il est inacceptable que le Cameroun quitte la Coupe d’Afrique des Nations avant les demi-finales. Je n’ai rien compris. Comme je n’ai pas regardé le match sur place en Angola, je n’ai rien compris sur ce qui s’est passé en interne dans cette équipe pour que les choses soient ainsi. C’est un dommage pour la population camerounaise. Tout le tralala autour de l’équipe n’est pas bon : il y a des gens qui passent leur temps à critiquer, mais on ne sait jamais de quoi ils sont capables.
Pensez-vous que l’impréparation du Cameroun soit une des raisons de ce retour ?
Oui, cette impréparation a eu un coup sur cette équipe. Je me souviens qu’avant la Coupe d’Afrique 2008, nous avons commencé avec les entraînements et quelques tests médicaux en Allemagne longtemps avant la compétition. Nous avons également joué un match amical en Espagne, puis un stage au Burkina Faso dans les mêmes conditions de chaleur qu’au Ghana. Nous avons tous travaillé dur pour préparer cette Coupe d’Afrique et après, nous avons fait une très bonne compétition. Pour ce qui s’est passé avant la Coupe d’Afrique en Angola, je n’ai rien compris. Pendant la trêve, les joueurs se sont retrouvés à Yaoundé et Douala sans rien faire. Dans ces conditions et avec une préparation de trois jours, je ne sais pas comment il est possible de gagner. Je n’ai rien compris à cette manière de travailler. C’est peut-être une erreur, je ne sais pas, mais la préparation mentale aussi n’était pas bonne.
Pensez-vous que c’est parce que l’entraîneur actuel n’a pas l’expérience africaine qu’il a travaillé ainsi ?
Je ne critique jamais un entraîneur, car c’est toujours un collègue. Il n’est pas évident de critiquer un entraîneur européen qui travaille en Afrique parce que nous avons notre culture, nos méthodes de travail, etc. Les Africains ont leur mentalité, leurs particularités, il y a des choses qui sont contraires à l’Europe. On parle toujours des grands noms, mais ça ne suffit pas. Il faut être quelqu’un qui sait analyser. Il n’y a personne qui a gagné une compétition en Afrique alors qu’il n’avait jamais travaillé sur ce continent auparavant. Jusqu’aujourd’hui, il y a plusieurs joueurs qui continuent à me téléphoner. Quand j’étais là, on m’a tellement critiqué, mais nous étions douzièmes au classement Fifa, mais aujourd’hui, je ne sais même pas à quel rang nous sommes.
Le Cameroun est passé de la 11ème à la 20ème place…
Nous étions premiers en Afrique quand j’étais là. Il faut quand même réagir sur ce fait. Moi je pense que nous avons le potentiel pour mériter mieux et je pense que c’est une position regrettable pour un pays comme le Cameroun.
Si on revient aux éliminatoires de la Coupe du Monde et à la Coupe d’Afrique des Nations, pensez-vous que vous auriez pu qualifier le Cameroun qui était dernier de sa poule à votre départ ?
Mais tout ça c’est du bla bla bla, vous le savez bien. On a joué la finale de la Coupe d’Afrique. Pendant le premier tour, j’ai fait 16 points sur 18 et après nous sommes rentrés dans le deuxième tour et nous avons perdu un match. J’ai perdu un match et on a changé mon adjoint. Je pense que, quel que soit l’entraîneur, tout le monde peut perdre un match à l’extérieur.
Pendant votre passage à la tête de l’équipe nationale, certains ont estimé que vous n’aviez pas la main sur vos joueurs. Comment ça se passait avec les cadres de cette équipe, notamment Eto’o, Song ou Gérémi?
Ça c’est une histoire écrite par quelqu’un ! Je ne sais pas, mais l’auteur d’une telle information est de mauvaise foi. Ce n’est pas vrai ! Je n’ai jamais eu un problème de discipline avec mes joueurs. Jamais aucun joueur n’a fait de classement dans cette équipe. Je crois que malgré mon âge, j’ai quand même encore des choses à apprendre. Tous les grands entraîneurs du monde font pareil : ils dialoguent avec les joueurs, ils les écoutent avant de prendre des décisions. Avant de mettre sur pied chaque tactique, je discutais avec les joueurs pour leur demander à quel niveau ils peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes. Finalement, je dis à chacun son idée, mais la dernière décision me revenait toujours. Ça, je le tiens d’un entraîneur comme José Mourinho, qui est très fort dans ce domaine. Il travaille beaucoup avec les joueurs. Je ne peux rien faire contre l’esprit de l’équipe, sinon je suis foutu.
Vous n’avez donc jamais eu de pression de la part des joueurs ?
Jamais, jamais, jamais ! Dans ma vie, je n’ai jamais eu ce genre de problème. Tout d’abord, j’étais à Yaoundé, j’étais permanemment en contact avec le ministère des Sports, avec la Fédération. Durant tout mon séjour au Cameroun, j’ai travaillé avec d’autres entraîneurs et j’étais surpris de lire que j’étais en combine avec les joueurs. C’est faux ! Vous savez, entraîner une équipe de football ne veut pas dire aller rester en Europe, lire France football ou Internet pour suivre les performances des joueurs. Moi je me suis souvent déplace avec mes propres moyens et je suis allé en Turquie, en Angleterre, en Espagne pour observer tous les joueurs sur place et discuter avec leurs entraîneurs pour avoir les vraies performances de chacun. C’est toujours comme cela que j’ai fait mon travail. Tout ce que j’ai lu dans les journaux après ma démission m’a fait trop mal au cœur parce que ce n’est pas vrai. J’ai quand même une bonne réputation. Avec tout mon parcours, le palmarès que j’ai eu, pensez-vous vraiment qu’un joueur puisse m’influencer ? J’ai toujours collaboré avec tout le monde, mais la dernière décision me revenait toujours. Chacune de mes listes était attaquée. Pourquoi tel ou tel n’a pas été sélectionné, celui-là n’est pas bon, tel joueur ne joue pas mieux que l’autre, etc. Je ne me suis jamais laissé influencer par qui que ce soit.
Pendant votre séjour, est-ce que vous avez eu des pressions du ministère des Sports ou de la Fédération camerounaise de football pour sélectionner un joueur ?
Oui, j’ai connu certaines pressions de la Fédération, mais je n’ai jamais écouté. Je ne vais pas rentrer dans les détails. Parfois ces pressions ne concernaient pas les joueurs, mais j’ai su rester moi-même. Parce que si vous mettez cinq personnes sur une table et que vous leur posez des questions sur un joueur, chacune des personnes va vous donner un avis différent de celui des autres. A la fin, je comprends qu’il faut que je fasse selon mes compétences. Un entraîneur qui est incapable de gérer la pression, je crois qu’il s’est trompé de métier. Vous savez, si je me mets à écouter tout ce que les gens disent, je suis foutu, au vu des nombreuses personnes qui ont des avis à donner. Parfois, même un joueur qui n’est pas content d’être sur le banc, il téléphone à des journalistes pour que ceux-ci commencent à dire n’importe quoi. Mais je ne m’occupe pas de ça. Je regarde juste les joueurs selon leurs performances à l’entraînement et en club. Ce sont les seuls facteurs qui peuvent m’influencer.
Pensez-vous que vos problèmes à la tête des Lions Indomptables sont dus au fait que vous avez été sélectionné par le ministère des Sports et non par la Fécafoot ?
Oui, je le crois et je l’ai lu dans les journaux. La Fédération a toujours attaqué le ministère en disant ce n’est pas notre entraîneur, il n’est pas choisi par nous, il a été choisi par le gouvernement. Je pense aussi que c’est une catastrophe, c’est bla bla bla. Nous sommes des Camerounais ou nous sommes quoi ? Où est le problème si c’est le gouvernement qui choisit un entraîneur compétent ? Tout ça c’est la catastrophe, c’est du bla bla bla. Lorsque le ministre m’a téléphoné, je suis allé là-bas, j’ai discuté avec tout le monde et tous les dirigeants de la Fédération étaient là. Personne ne m’a renié. Ils ont crée cette querelle en mon absence. Si j’avais été au courant de cette situation avant la signature de mon contrat, je n’aurais jamais signé. Mais ça ne m’a jamais gêné. Ce qui compte pour moi, c’est mon résultat sur le terrain. Les gens s’opposent beaucoup à moi parce qu’ils savent que je suis très dur. Je suis le seul entraîneur qui a démissionné de son poste au Cameroun.
Qu’est-ce qui vous a poussé à démissionner ?
J’étais en Rome en Italie pour la finale de la Ligue des Champions et j’ai reçu un fax dans lequel on m’annonçait que mon adjoint avait été limogé et remplacé. Alors, j’ai directement pris la décision de démissionner. Ceux qui ont pris cette décision l’ont fait sans me consulter, alors j’ai considéré que je n’avais pas ma place dans cette équipe.
Vous avez démissionné alors que vous conduisiez les Lions à un match en Belgique pour préparer les éliminatoires de la Coupe du Monde et de la Can. Qu’est-ce qui vous a emmené à prendre une telle décision à un moment crucial ?
Il y a deux choses qui ont directement entraîné ma démission. Comment est-ce possible qu’on change mon adjoint sans en discuter avec moi ? Comment peut-on organiser un match en Belgique contre une équipe folklore ? Pour ces deux raisons, j’ai démissionné. Je ne peux pas accepter ça. Vous savez, si quelqu’un organise un match amical, il y a de l’argent, ce n’est pas gratuit. Comment peut-on organiser un match amical sans informer l’entraîneur ? Je vous le dis, il était impossible de travailler dans ces conditions.
Qui organisait ces matchs amicaux ?
Il faut le demander à d’autres, c’est bien simple à trouver. Dans mon contrat, il n’était dit nulle part que c’est moi-même qui organisait les matchs amicaux, mais il fallait quand même que je donne mon ok pour qu’un match soit négocié. En Belgique, ils ont organisé un match amical folklorique sans même me demander mon avis. A l’aéroport, j’ai décidé de tout laisser tomber. Cela ne s’est jamais passé nulle part ailleurs qu’au Cameroun et moi je ne pouvais pas travailler dans ces conditions. J’ai demandé mille fois des matchs amicaux, aucun n’a jamais été organisé. On a fait un match amical contre l’Afrique du Sud et ils n’ont pas été capables de gérer ni les tickets, ni les visas pour les joueurs. Alors nous sommes allés en Afrique du Sud avec une équipe folklorique. J’ai été obligé parfois de prendre certaines initiatives, mais le plus souvent, je n’étais pas accompagné par ceux qui dirigent le football au Cameroun.
Vous n’aviez pas le soutient du ministère qui vous a recruté ?
Le contrat pour le match amical était signé par la Fédération et à ce moment, il revient à la Fédération de prendre ses responsabilités. On m’a souvent dit que ce sont des questions de budget, mais je crois qu’une Fédération devrait quand même avoir le minimum pour assurer son fonctionnement. Ici, je peux parler, moi je n’aime pas ces tralala.
Ne pensez vous pas que vous avez démissionné parce qu’on vous a adjoint trois encadreurs pour remplacer votre adjoint ?
C’est aussi la vérité. Je n’ai rien compris. On remplace une personne avec trois du même acabit. Il n’y a qu’au Cameroun qu’on voit ça. Je n’ai rien contre les trois adjoints, mais je crois que c’est le folklore total. Ce n’est pas possible, c’est inacceptable. Je ne pouvais pas accepter ça et c’était la principale raison de ma démission. Il n’est pas possible de travailler avec trois personnes. En plus, dans le monde du football, il revient à chaque entraîneur de choisir son adjoint. Comment peut-on imposer à un entraîneur un adjoint avec qui il n’a jamais travaillé ? Avant même de faire une chose pareille, il fallait tout au moins qu’on discute avec moi, mais ça n’a pas été le cas. Il fallait au moins me donner l’occasion de discuter avec eux avant de voir quel est le niveau de chacun. S’ils ont la même philosophie que moi, il n’y aura pas de problème. Mais quand on a des philosophies différentes, il est impossible de travailler ensemble. Je n’ai pas accepté ça.
Que dites-vous des accusations portées contre votre adjoint Ngwéha Ikouam, dont on disait qu’il demandait de l’argent aux joueurs avant de les sélectionner ?
Jusqu’aujourd’hui, je ne suis pas en contact avec lui et la seule chose que je puisse vous dire, c’est que je n’ai jamais vu un encadreur aussi fort. Je ne sais pas ce qu’il a fait. On lui reproche des choses. Mais il était très fort et très bien. Par rapport à ce qu’on lui reproche, je n’en sais rien, mais tout ce que je sais, c’est que c’est un homme bien. Avec lui, j’ai toujours travaillé dans une bonne coordination. Je n’ai donc pas compris qu’on le remplace.
Pendant votre séjour, vous avez eu plusieurs accrochages avec l’ancien Lion Indomptable Roger Milla. Tout ceci était dû à quoi ?
Je n’ai jamais eu un contact privé avec lui. Tout ce que j’ai lu dans les journaux par rapport à une quelconque relation entre lui et moi est tout simplement faux. C’est quand même une grande personnalité dans le milieu du football au Cameroun, mais je pense qu’il peut aussi diriger une équipe nationale pour montrer à quel point il est fort avant de commencer à parler. Certains disent qu’il venait dans les vestiaires, mais pendant toute la période où j’ai travaillé avec les Lions, il n’était jamais venu aux vestiaires, jamais ! Si certains le disent, c’est faux ! Je n’ai jamais discuté avec lui et je ne le voyais que pendant les cérémonies officielles ou pendant les matchs. Il n’est jamais venu discuter de technique avec mes joueurs et moi. Les gens ont dit des tralalas et maintenant j’espère que les Camerounais connaissent la vérité.
Aujourd’hui, certains parlent de la fraîcheur physique de certains joueurs et de leur âge. Certains noms comme Song et Njitap reviennent le plus souvent. Qu’en pensez-vous ?
Je pense qu’au lieu de parler de leur âge ou de la fraîcheur physique, il faut faire un contrôle médical. Si j’étais là, j’aurais fait beaucoup de choses. Njitap par exemple a été choisi par la Commission technique de la Fifa comme meilleur latéral droit lors de la Can 2008. Rigobert Song a réalisé une bonne Coupe d’Afrique des Nations en 2008, sauf son erreur en finale. Je pense qu’il n’est pas le seul responsable sur ce but. Il était en duel avec Zidan et il est tombé. Malheureusement, il n’a pas été soutenu par un autre défenseur et le but a été marqué. Ce type d’erreur arrive dans le football. Il ne faut pas juger un joueur par son âge, mais il faut voir ce qu’il est capable de donner pour son équipe. Quand on parle de rajeunissement, il ne faut pas oublier que j’ai fait venir plusieurs jeunes dans cette équipe. J’ai fait appeler des joueurs comme Alexandre Song contre l’avis de la presse. De temps en temps, il faut quand même trouver un mélange pour assurer la relève. Mais il ne faut pas carrément écarter ceux qui sont les cadres de l’équipe. C’est ainsi que les choses fonctionnent.
Si vous étiez encore entraîneur, auriez-vous donné le titre de capitaine à Eto’o ?
C’est un problème délicat. Je ne peux pas faire de commentaire là-dessus. Moi je continue à avoir des contacts avec plusieurs de ces joueurs. Je n’ai aucun commentaire à faire à ce sujet. Je ne veux pas créer un conflit inutile.
D’après vous, que faut-il faire pour assurer une bonne Coupe du Monde au Cameroun?
Il faut que les entraîneurs suivent les joueurs à tout moment et qu’ils assurent la prospection pour trouver de nouveaux joueurs. Il ne faut pas faire une préparation de trois jours, mais une préparation que mérite le Cameroun.
Quelles peuvent être les performances du Cameroun à la prochaine Coupe du Monde?
Je crois que le Cameroun mérite au moins les demi-finales en Coupe du Monde. Je crois que l’équipe actuelle en a les capacités au vu de son potentiel. Moi, mon objectif était de remporter la Coupe d’Afrique des Nations en Angola et d’atteindre au moins les quarts de finale de la Coupe du Monde. Pour moi, c’était clair et c’était réalisable. Maintenant, avec tous les tralalas autour de cette équipe, ce sera difficile.
Quel souvenir gardez-vous de votre passage à la tête des Lions Indomptables et quelle est votre plus grande déception ?
Ma grande déception c’est d’avoir raté cette finale de Coupe d’Afrique au Ghana. Je regrette aussi d’être parti, car, j’avais des bons rapports avec les joueurs et certains dirigeants. Le fait que je ne sois plus en contact avec ces amis me fait très mal au cœur. J’étais très content au Cameroun.
Mondial 2010 : L’Afrique du Sud prête pour le coup d’envoi
10/02/2010
L’Ambassadeur de l’Afrique du Sud au Gabon, Linney Thaninga Shope, a indiqué que son pays était prêt à abriter la première Coupe du Monde sur le continent. La diplomate sud-africaine qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse, le 8 février à Libreville, a notamment assuré que le processus de vente des billets d’accès aux stades et l’accréditation des médias pour la couverture de l’évènement étaient en bonne voie.
L’Afrique du Sud est-elle prête à abriter la première Coupe du Monde sur le continent africain à 4 mois du coup d’envoi ? «Presque prête», a répondu la diplomate sud-africaine accrédité au Gabon, Linney Thaninga Shope, lors d’une conférence de presse tenue le 8 février à Libreville.
«A ce jour, nous sommes quasiment prêts pour cette compétition d’envergure. Les stades sont achevés, les différents établissements hôteliers également, sans oublier le secteur du transport urbain ainsi que les moyens de télécommunications. Il ne reste qu’à achever certains petits travaux», a-t-elle déclaré.
Alors que plusieurs médias soulevaient il ya quelques mois la question de la vente des billets qui avait du mal à démarrer, madame Thaninga Shope a assuré à la presse que le processus était plus que jamais lancé.
«A ce jours, nous sommes heureux de vous informer que plus de deux millions des billets de la Coupe du Monde ont été vendus. Les Sud-africains ont été très demandeurs avec 958 131 billets vendus, suivis des Etats-Unis (50 217), du Royaume Uni (41 529), de l’Australie (15 523), du Mexique (14 804), de l’Allemagne (14 647) et du Brésil», a-t-elle répondu.
«La quatrième phase s’achève le 7 avril 2010, c'est-à-dire qu’il n’y a plus assez de temps pour vous procurez les tickets d’accès aux stades. C’est sur présentation de votre billet que vous recevez gratuitement un visa d’entrée et de séjour en Afrique du Sud pendant toute la période de la compétition», a-t-elle poursuivi.
La diplomate sud-africaine a également abordé la question de l’accréditation des journalistes pour la couverture de la compétition. «Les médias sont priés de ses faire inscrire sur le site de la FIFA prévu à cet effet afin d’obtenir l’autorisation d’accès aux différents évènements. Ce processus est exclusivement réservé aux médias professionnels et indépendants», a expliqué madame Thaninga Shope.
Toutefois, l’Afrique du Sud demeure avec la Colombie et l’Iran, l’un des pays où la criminalité est la plus élevé au monde avec des chiffres record de 18 500 meurtres, 20 500 tentatives d’assassinat, 55 000 viols, 227 000 agressions violentes et au moins 5 000 enlèvements par an. Sur ces questions, Linney Thaninga Shope s’est voulue rassurante.
«L’Afrique du Sud a déjà par le passé organisé des évènements sportifs d’envergure. Je pense à la Coupe du monde de rugby, à la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN). Et je tiens à dire également que nous allons collaborer tout au long de cette compétition avec les polices venues de France, d’Allemagne et du Portugal afin qu’elles nous apportent l’expertise nécessaire en ce qui concerne le maintien de l’ordre», a-t-elle conclu.
CAN 2010 : Le Togo porte plainte contre la CAF et le FLEC
07/02/2010
Le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjona, a annoncé le 4 janvier que son pays a déposé une plainte à Paris, en France, contre la Confédération africaine de football (CAF) et les forces du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC). Cette plainte intervient à la suite du mitraillage du bus de la sélection togolaise par les forces du FLEC le 8 janvier à l’enclave de Cabinda, qui a fait deux morts et plusieurs blessés.
Suite à l’attaque meurtrière contre l'équipe de football du Togo en janvier en Angola, l’Etat togolais a porté plainte à la Confédération africaine de football (CAF). D’après une source judicaire, cette plainte avec constitution de partie civile vise les forces du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC) qui ont revendiqué l’attaque contre le bus de sélection togolaise, mais aussi le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, pour les suites de l’affaire.
Les chefs d’accusation de cette plainte, déposée par le Togo et les ayants-droit des deux personnes tuées au cours de l'attaque, sont notamment «actes de terrorisme», «assassinats et complicité d'assassinats», «atteinte involontaire et volontaire à la vie d'autrui» et «exposition d'autrui à des risques de mort et blessure».
Il reviendra à la justice française de déterminer si elle a une compétence pour enquêter sur cet attentat qui n'a pas fait de victime française, a indiqué la source judiciaire.
Alors qu’il se rendait à Cabinda où les Eperviers devaient entrer en compétition le 11 janvier dernier dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le bus qui transportait la sélection togolaise a été criblé de balles le 8 janvier dernier par les forces du Front de libération de Cabinda (FLEC).
Après cette attaque, le gouvernement togolais avait décidé de retirer son équipe de la compétition. Mais la CAF n’a pas vu cette décision d’un bon œil. Le 30 janvier dernier, elle a annoncé que le Togo ne disputera pas les deux prochaines éditions de la CAN, c’est-à-dire en 2012 en Guinée Equatoriale et au Gabon, et en 2014 en Libye.
Selon la CAF, les Togolais ont été «punis» pour «interférences politiques» dans le sport. La CAF qui avait été avertie des menaces qui pesaient sur l’organisation de la CAN, aurait demandé à toutes les sélections qui participaient au tournoi de ne pas emprunter la voie de l’enclave de Cabinda et d’utiliser la voie des airs. Une recommandation qui, selon elle, n’aurait pas été suivie par le Togo.
CAN 2012 : Le paraguayen Diarte a deux ans pour booster le Nzalang
07/02/2010
La fédération équato-guinéenne de football a demandé à l’actuel sélectionneur national, le paraguayen Carlos Lobo Diarte, de rester en poste à la tête de l’équipe technique jusqu’à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui sera co-organisée en 2012 par le Gabon et la Guinée équatoriale.
Alors que les comités d’organisations équato-guinéens et gabonais s’activent pour préparer la prochaine grande fête panafricaine du football en 2012, la fédération équato-guinéenne de football prépare déjà la prestation de son équipe nationale pour cette compétition.
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Ruslan Obiang Nsue, a sollicité le 4 février dernier le paraguayen Carlos Lobo Diarte afin qu’il reste en poste à la tête de l’équipe technique du Nzalang Nacional jusqu'à la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2012, que le pays co-organisera avec le Gabon.
En poste à la tête du Nzalang depuis août 2009, Diarte a prolongé son contrat de deux ans pour préparer l’équipe nationale à la CAN pour laquelle elle est qualifiée d’office en tant que pays d’hôte.
Le technicien, passé notamment par Saint-Etienne (1re division française) en tant que joueur dans les années 80, devra relever le niveau du onze national peu habitué à briller dans les compétitions internationales.
Bénin/football : Dussuyer viré, la sélection dissoute
07/02/2010
La décision a été commentée par le Directeur exécutif de la Fédération béninoise de football que nous avons joint.
Insuffisance de résultats, mauvais résultats, manque de patriotisme des joueurs et de l'encadrement technique. «Dussuyer a un problème de coaching. Il ne maîtrise pas son groupe. » On lui reproche également « l'absence d'équipe B.» Bernard Hounnouvi poursuit que cette décision intervient pour discipliner le groupe où le « chantage » est devenu monnaie courante avant chaque grand rendez-vous.
Cette décision vise également certains joueurs qui ont clamé qu'étant à leur dernière coupe des nations, ils devraient en tirer un maximum de profit.
Sont également visés, des joueurs qui ont « déclaré qu'ils ne sont pas béninois alors que s'ils ont une notoriété aujourd'hui, c'est grâce au Bénin», confie le Directeur exécutif de la Fbf.
DECISION N°01/2010/CE-FBF/PT PORTANT DISSOLUTION DE L’EQUIPE NATIONALE A ET DE L’ENCADREMENT TECHNIQUE
Le Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football, réuni le Mercredi 03 Février 2010; Vu la loi 91-008 du 25 Février 91 portant Charte Nationale des Sports en République du Bénin et ses différents Décrets d’application;
Vu les Statuts de la Fédération Béninoise de Football adoptés e 08 Août 2009;
Vu la résolution de l’Assemblée Générale Extraordinaire d’adoption des nouveaux textes de la Fédération Béninoise de Football tenue à Porto-Novo le 08 Août 2009;
Vu la proclamation des résultats de l’élection des membres du Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football le 24 Août 2009;
Vu la résolution N° 2 de l’Assemblée Générale Elective des membres du Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football tenue à Porto-Novo le 24 Août 2009;
Vu le Procès Verbal de l’Assemblée Générale Elective des membres du Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football tenue à Porto-Novo le 24 Août 2009;
Vu le règlement d’application des Statuts de la Fédération Béninoise de Football
Vu les délibérations du Comité Exécutif de la Fédération Béninoise de Football en sa réunion du Mercredi 03 Février2010;
Vu le manque de respect des joueurs de l’équipe nationale A vis-à-vis des responsables en charge du Football au Bénin
Vu les mauvais comportements, et le manque de patriotisme des joueurs de l’équipe nationale A;
Vu le chantage orchestré par les joueurs à la veille du départ de la délégation officielle pour ‘Angola;
Vu la complicité ou le cautionnement des actes blâmables des joueurs par l’encadrement technique
Vu que n’eut été l’implication personnelle du Chef de l’Etat, ces joueurs auraient hypothéqué la participation du Bénin à la CAN ANGOLA 2010
Vu que ces actes auraient pu exposer le Bénin à des sanctions sévères de la CAF Vu les Règlements de la CAF;
Vu les Règlements de la FIFA;
Article 1er: L’Equipe nationale A et l’encadrement technique composés ainsi que suit sont dissouts jusqu’à nouvel ordre.
Il s’agit de : JOUEURS DE L’EQUIPE NATIONALE A
01- DJIDONOU YOANN
02- CHITOU RACHAD
03- AMOUSSOU VALERE
04- ADENON KHALED
05- ADOU MOUFTAOU
06- BOCO ROMUALD
07- CHRYSOSTOME DAMIEN
08- IMOROU EMMANUEL
09- JOHNSON REDA
10- SALOMON JUNIOR
11- SINGBO FÉL ICIEN
12- ADANHOUME GÉR ARD
13- AHOUEYA JOCELYN
14- KOUKOU DJIMAN
15- TCHOMOGO SEIDAH
16- ANGAN PASCAL
17- KOBENA NOUHOUM
18- OGUNBIYI MOUR ITALA
19- SEKA ARNAUD
20- SESSEGNON STÉPHANE
21- AOUDOU MOHAMED
22- OMOTOYOSSI RAZAK
23- POTE MICKAËL ENCADREMENT TECHNIQUE ET MEDICAL
01- MICHEL DUSSUYER ENTRAINEUR 0
2- FORTUNE GLELE ENTRAINEUR ADJOINT
03- OMAR TCHOMOGO ASSISTANT ENTRAINEUR
04- Dr CHRISTIAN CHAFFA MEDECIN
05- FELICIEN GAYITO KINESITHERAPEUTE
Article 2: La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera publiée partout où besoin sera.
L’Egypte remporte la CAN 2010
01/02/2010
La presse d’Afrique centrale et de l’Est rend un hommage unanime à l’équipe d’Egypte après son triomphe dans la 27e Coupe d’Afrique des nations Orange.
« Les Rois égyptiens à nouveau champions d’Afrique » titrait à sa une le quotidien ougandais New Vision tandis que le Daily Mirror, autre quotidien de Kampala, publiait une photo des nouveaux champions avec le trophée avec pour légende « L’Egypte championne d’Afrique », en mettant l’acent sur le phénomène Gedo, auteur du but décisif.
En dépit de l’absence de représentant de la région, à l’exception des voisins de la COSAFA, la passion ne s’est jamais démentie pour la CAN Angola 2010 dans le carré d’as.
La Tanzanie qui avait soutenu la Côte d’Ivoire, venue se préparer du côté de Dar Es Salaam avant son voyage en Angola, a continué de suivre fidèlement la CAN après la disparition des Eléphants en quart de finale
Dans tout le pays, les amateurs de football c ont afflué en grand nombre dans les bars pour suivre la Coupe à la télé. Les ventilateurs ont vrombi au rythme des matches, s’emballant lorsque les actions devenaient de plus en plus chaudes sur le terrain.
En Ouganda, la finale a été un peu éclipsée par le duel de Premier League entre Arsenal et Manchester United, mais beaucoup ont quand même porté leur choix sur la finale entre l’Egypte et le Ghana. Les Ougandais avaient parié au départ sur le sacre du Cameroun, du Nigeria ou du Ghana et ils ont apprécié le dernier match : »cela a été une bonne finale et l’Egypte a mérité sa victoire » était le sentiment général.
"L'Egypte encore championne », titrait Nation, grand quotidien de Nairobi. L’appréciation générale de la compétition reconnaissait la victoire incontestable des Pharaons en notant que, dans l’ensemble, les mondialistes devraient cravacher pour présenter une équipe en mesure de bien représenter le continent en Afrique du Sud. Seul le Ghana trouve grâce aux yeux des Kenyans.
Au Rwanda, notamment à Kigali, les fans n’ont pas décollés de leur écran de télévision suivant avec beaucoup d’assiduité le déroulement de la compétition depuis son coup d’envoi et la finale a été très largement suivie, en groupe ou séparément
D’une manière générale, la 27e CAN Orange a suscité beaucoup d’engouement au près de tous les fans de foot. Un mouvement encouragé par certains sponsors comme la Standic banque qui avait organisé de nombreux concours autour des résultats de la compétition.
CAN 2010 : Le Ghana et l’Egypte en finale
30/01/2010
Le Ghana et l’Egypte ont obtenu le 28 janvier, leur ticket pour la finale de la 27e Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Le Ghana est venu à bout du Nigeria en s’imposant par un but à 0, tandis l’Egypte s’est logiquement et lourdement imposé devant l’Algérie par 4 buts à 0, une rencontre gâchée par l’arbitre béninois Kodjo Koffi.
Les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ont livré les noms des finalistes, le Ghana et l’Egypte se disputeront le 31 janvier à Luanda la finale de la 27e Coupe d’Afrique des Nations.
Dans la première rencontre, au terme d’un match très viril, les Blckstars du Ghana, plus réalistes, se sont imposés devant les Super Eagles du Nigeria dominateurs mais maladroits devant les buts ghanéens. Pas très en verve offensivement depuis le début de la CAN, les coéquipiers de Mickaël Essien se sont finalement hissés jusqu'en finale avec un seul but inscrit par match.
Dans un match où les occasions se sont faites rares, le but interviendra sur un coup de pied arrêté. Gyan, sur un bon corner de Kwadwo Asamoah, place une bonne tête et donne l'avantage aux demi-finalistes de la précédente édition.
Les Nigérians tenteront tout pour revenir au score face à des Ghanéens qui ne se sont plus contentés que de dégager le moindre ballon dangereux. Au final, on a eu droit à un match haché avec beaucoup de fautes notamment, notamment chez les vainqueurs du jour qui auront écopé de quatre cartons jaunes.
«Nous avons été malchanceux. Nous n'avons pas perdu contre une meilleure équipe mais contre une équipe jeune et entreprenante. Nous avons été meilleurs mais nous n'avons malheureusement pu concrétiser aucune de nos nombreuses occasions», a déclaré le coach nigérian, Shaibu Amodu.
Le Nigeria aura donc une nouvelle fois échoué en demi-finales, les coéquipiers de John Obi Mikel n'ont plus atteint l'ultime match depuis 2000, lors de la finale perdue face au Cameroun à domicile.
Barré au Mondial sud-africain par les Fennecs d’Algérie, les Pharaons d’Egypte se sont «vengés» en s’imposant lourdement par 4 buts à zéro. Quatre buts (égyptiens) et trois cartons rouges (algériens) résument cette confrontation qui fut à sens unique. «Nous allons donner aux Algériens une bonne leçon de football», avait dit l'arrière égyptien Moawad. Promesse tenue.
37e minute: Halliche dévisse un dégagement, Meteeb récupère le ballon et fonce vers la cage algérienne, avant d'être fauché par le même Halliche. Exclusion du défenseur (pour un deuxième avertissement), et penalty pour l'Egypte transformé par Hosni (39e, 1-0).
Zidan (65e, 2-0), Abdel-Shafy (81e, 3-0) et Gedo (90e+4) pouvaient finir le travail au sein d'une défense aux abois, démoralisée par l'exclusion du gardien Chaouchi pour acte d'antijeu (88e) et
de Belhadj (71e), suite à un tacle avec les deux pieds décollés sur les chevilles d'Al-Mohamadi.
Après 18 ans de disette, le Ghana a l’occasion de remporter un 5e titre continental. De son côté, l’Egypte qui disputera sa 7e finale, à également l’occasion de battre un record en remportant un 3e trophée d’affilée et de porter son nombre de victoires à 7.
Cameroun : Paul Le Guen, "Il n’est pas question pour moi de démissionner"
30/01/2010
L’entraîneur des Lions Indomptables dresse le bilan de la participation du Cameroun à la Coupe d’Afrique des Nations d’où les Lions ont été éliminés lundi.
Propos liminaires de l’entraîneur au cours de la conférence de presse tenue hier au Hilton hôtel de Yaoundé.
Je trouve que c’est le bon moment pour faire un petit point sur l’évolution de l’équipe nationale, puisqu’on est à la fin de la Can, pour ce qui nous concerne. On a été éliminés en quart de finale et il me semble nécessaire de faire un petit point et un petit bilan sur le parcours depuis le début de la Can, mais surtout depuis quelques mois. Je suis arrivé un milieu de l’été (le 27 juin 2009, ndlr) et en ce moment, l’équipe était en difficulté. Il fallait d’abord chercher à se qualifier pour cette Can, mais ce n’était pas évident pour la Coupe Du Monde.
L’objectif a été atteint, on a réussi à se qualifier. Mon premier objectif quand je suis arrivé était de donner confiance à cette équipe, de constituer rapidement une équipe type avec beaucoup de stabilité pour remporter les quatre matchs décisifs que nous avions pour nous qualifier. C’est dans cet état d’esprit que j’ai abordé le match amical contre l’Autriche.
Et l’équipe qui a joué les matchs suivants contre le Togo, contre le Maroc et contre le Gabon était dans la lignée de celle que j’avais constitué pour jouer contre l’Autriche. On a gagné ces matchs là parce qu’on avait réussi à créer un climat en mettant beaucoup de discipline autour de l’équipe et à convaincre les joueurs qu’ils étaient capables d’atteindre leur objectif. On a gagné au Gabon, on a gagné nos matchs à domicile et au Maroc. Cet objectif a été atteint même s’il paraissait impossible au départ.
Ensuite, il y avait l’objectif de la Can. On est allé en Angola avec un double objectif: celui de gagner la Can, de faire le meilleur parcours possible et aussi de préparer la Coupe du Monde. Je savais pertinemment que l’équipe que j’avais constituée avant la Can allait devoir bouger pour atteindre ce double objectif, parce que je savais qu’il y avait des insuffisances; une nécessité de régénérer l’équipe et d’y apporter quelques modifications en admettant des jeunes éléments.
C’est ce que j’ai essayé de faire pour la Can. Ça pouvait porter quelques risques, mais je savais que je pouvais les courir pour faire bouger les choses et pour donner une nouvelle ambition à cette équipe à court terme et moyen terme. Je considérais et je considère toujours qu’il y avait largement autant de risques en gardant les choses telles qu’elles étaient, et le début de la compétition me l’a confirmé. Il y avait autant de risques à garder les choses qu’à les faire bouger. Il était nécessaire de prendre des initiatives.
Ces initiatives sont venues au Gabon, après le deuxième match. Je pense que le match contre l’Egypte, même si nous l’avons perdu, m’a donné raison, c'est-à-dire qu’on a fait un bon match; il nous a manqué un peu de réussite, de concentration, mais sachez que je n’ai aucun regret et que j’assume en tant qu’entraîneur et en tant que sélectionneur ces choix et cette ligne de conduite. Je compte améliorer les choses de façon durable sans forcement faire des coups, mais pour que le football camerounais puisse avoir une sélection performante durant les années qui viennent. Il faut faire bouger les choses, mettre les joueurs en concurrence, faire vivre cette équipe de la façon la plus disciplinée possible. Cela demande un peu de courage et d’audace, mais j’en ai.
La prestation des Lions à la Can…
Je ne considère pas que ce fut un échec. Il y a six mois, on était en situation difficile et je pense qu’on a remonté la pente. Aujourd’hui, mon objectif est de continuer le travail, c'est-à-dire obtenir un mélange d’expérience et de jeunesse dans cette équipe, qui puisse lui permettre d’être ambitieuse. Les deux premiers matchs ont été décevants à mes yeux et je me devais d’apporter du sang frais. C’est ce que j’ai fait. Je n’ai aucun regret, sauf celui de n’avoir pas pu vaincre l’Egypte. Certains estiment que j’ai tâtonné. Tâtonner pour moi c’est faire bouger les choses pour améliorer l’équipe.
Sur la prestation d’Idriss Carlos Kameni sur l’ensemble de la compétition…
Carlos Kameni a fait de très bons matchs en éliminatoires, j’ai observé ses matchs avec l’Espanyol de Barcelone. Je regarde les matchs des joueurs que je sélectionne et durant cette période, il m’a paru être en forme et le N°1 logique de la sélection camerounaise. Lorsque je commence une compétition, j’établis une hiérarchie des gardiens: N°1, N°2, N°3. Je considère que le poste de gardien est spécifique, c'est-à-dire qu’il nécessite de la confiance sur la durée et je ne suis pas du genre à sanctionner pour une, voire deux erreurs, un gardien de but sur une compétition.
Par contre, un gardien, sur un moyen terme, est comme les autres joueurs, c'est-à-dire qu’il doit être mis en compétition, sinon les autres se décourageraient, sinon ce serait abandonner l’essence même du fonctionnement d’un groupe: la concurrence. Pendant cette compétition, j’ai appliqué cette méthode. On va commencer une autre, je réfléchirai et je procéderai de la même façon avec celui qui sera choisi.
Vous ne pouvez pas non plus être une girouette. J’ajouterais que, dans ma réflexion, il y avait un élément supplémentaire: j’ai parlé de régénération nécessaire du groupe. Je ne voulais pas non plus aller trop loin dans les changements, c'est-à-dire que dans ces changements, si j’ajoutais le poste de gardien de buts, j’en rajoutais à ce changement qui était déjà considérable. Or, je voulais aller dans la stabilité et c’est ce qui m’a conduit à maintenir Carlos. On est arrivé à la fin de la Can et, de façon logique, j’en tire des conclusions, ou alors, je vais en tirer des conclusions.
Binya, plutôt qu’Elokobi pour remplacer Assou Ekotto…
Ce sont des choix de sélectionneur. Lorsque Assou Ekotto se blesse, j’ai la nouvelle et je suivais depuis quelques semaines le parcours d’Elokobi, Elokobi a beaucoup joué en début de championnat avec plus ou moins de bonheur, mais il a moins joué durant la deuxième partie du championnat, il a moins souvent été titulaire. J’ai pu l’observer, il n’a pas d’expérience au niveau international. J’ai préféré prendre un joueur qui connaissait mieux le groupe, qui connaissait les autres joueurs. J’ai préféré pendre Binya pour plus de sécurité. Je vais continuer à suivre Elokobi.
Au sujet de la préparation de l’équipe nationale avant la Can
…
On s’est préparé en sept jours, bien moins que beaucoup d’autres. En fait, on n’était pas dans la même situation que tous les autres, c'est-à-dire que beaucoup de nos joueurs jouent en Europe dans des clubs importants. Lorsque vous décidez de les enlever d’un club de façon précoce, les joueurs peuvent être démotivés et ne pas accepter cette décision. Je prends un exemple: j’avais deux joueurs engagés dans des matchs le 6 janvier; Alexandre Song à Arsenal et Samuel Eto’o à l’Inter de Milan contre le Chievo Veron.
Les deux clubs se sont manifestés pour garder ces joueurs. Les joueurs m’ont appelé et, dans les deux cas, j’ai refusé. On a donc décidé de commencer le stage le 4 et je ne trouve pas que ça ait pénalisé de quelque manière que ce soit l’équipe du Cameroun pour la Can. Les joueurs ont joué pour beaucoup et je ne pense pas, pour ce qui est de l’Egypte, que ce soit une raison pour cette défaite. On était au dessus de l’adversaire. Je m’étais préparé à ce genre de critique, mais il n’y avait pas une autre décision. On a fait un très bon stage, on avait des journées à deux séances d’entraînement au Kenya et on a fait un très bon match amical, avec la manière. On a fait des erreurs, mais je ne pense pas que ce soit la préparation qui nous a pénalisés.
Paul Le Guen peut-il démissionner?
J’ai pris le Cameroun dernier de son groupe lors des éliminatoires et le Cameroun a pu se qualifier à la Can et à la Coupe du Monde. Il n’est pas question pour moi de rendre mon tablier. Pourquoi je le rendrais? Vous vous rendez compte? Moi j’ai pris l’équipe dernière de son groupe et vous me demandez de rendre mon tablier? Je suis autrement plus combatif et je suis autrement plus déterminé. Je suis très déterminé.
Les postes de Rigobert Song et Gérémi Njitap menacés?
Je l’ai dit et je le redis avec force : il ne faut pas avoir la mémoire courte, il ne faut pas jeter des joueurs sous prétexte d’impressions, sous prétexte d’un match raté. Rigobert Song et Gérémi Njitap méritent le plus grand respect. Ce sont les joueurs qui ont qualifié le Cameroun à la Can et à la Coupe du Monde. Ils étaient tous deux titulaires lors des éliminatoires.
Que n’aurait-on pas dit si je n’avais pas enchaîné avec ces joueurs-là pour la Can? Ces joueurs méritent le respect. Ils méritent le respect du public et je pense, celui de la presse. Il est demandé au sélectionneur de faire la meilleure équipe possible, je ne suis guidé que par ça. J’ai la chance d’être totalement indépendant. Le ministre des Sports, le président de la Fédération me disent tout le temps: vous êtes indépendant, vous faites vos choix de façon tranquille, sans pression. Je fais mon travail sans me préoccuper de ce qui va se dire, de ce qui va s’écrire.
Je le fais avec force, avec conviction mais en respectant les joueurs, en respectant leur carrière et leur passé. J’ai été joueur, je comprends la psychologie des joueurs, je suis à leur écoute, même si je suis le décideur. Je pense que les gens ont tort de tenir un discours méprisant à l’égard de Rigobert Sont et Gérémi Njitap. J’ai pour eux un profond respect. J’ai convoqué Gérémi sur quatre critères essentiels: son expérience, son importance au sein du groupe, ses prestations avec l’équipe nationale et ses prestations en club. Quand on est entraîneur, il faut être exigeant, il faut tout observer, mais il ne faut jamais être humiliant, ne pas abandonner ce que les joueurs ont apporté. C’est un joueur important pour la sélection, mais il va devoir le rester pour se maintenir en équipe nationale.
Un pacte avec Samuel Eto’o?
N’ayez pas la mémoire courte. Samuel Eto’o s’est beaucoup investi dans cette équipe. Depuis que j’ai pris l’équipe, il est le capitaine et il a marqué des buts décisifs lors des éliminatoires. Je pense à son but au Gabon, son but ici. Durant la Can aussi, il a marqué des buts. A un moment donné, il faut arrêter. Le Cameroun a un joueur qui est parmi les meilleurs joueurs au monde et je ne sais pas ce qu’on lui demande en plus. Il s’investit beaucoup, il aime son pays, il porte fièrement le maillot du Cameroun et il faut que les Camerounais aient conscience de la chance qu’ils ont d’avoir Samuel Eto’o. Moi, j’ai la chance de l’avoir dans mon effectif, alors comment m’en priver? On me demande de le sortir de l’équipe? C’est l’un des dix meilleurs joueurs du monde !
Au sujet de la régénération de l’Equipe
…
L’équipe ne peut certainement pas être revue à 100%; je ne peux tout de même pas changer les 22 joueurs qui ont pris part à la Can. Mon axe de travail d’ici la Coupe du Monde, c’est de poursuivre ce qui a été fait jusqu’ici, avec la manière. Là, j’ai intégré des jeunes qui ont montré qu’ils pouvaient répondre à l’appel de leur sélection.
Je vais poursuivre dans cette voix, continuer à aller dans les stades pour trouver d’autres joueurs capables d’apporter du leur pour faire avancer les choses. C’est de cette façon que j’ai eu le sentiment que Mandjeck et Enoh pouvaient devenir des titulaires potentiels. Je vais organiser, avec le staff technique, un stage a rassemblant les meilleurs joueurs du Cameroun et on va les évaluer, les mettre en situation de match, car, je veux savoir si certains d’entre eux sont en mesure de concurrencer ceux qui sont déjà en Europe.
Je vais surtout être attentif au parcours des joueurs que j’ai déjà appelés parce que, pour beaucoup, ils m’ont donné satisfaction. Je vais également regarder ceux qui n’ont pas pu jouer, ou ceux qui n’ont pas pu venir. Je pense à Assou Ekotto, qui est blessé, mais qui est susceptible de revenir; je vais être attentif au parcours de Bassong. Je vais prendre du temps, je vais tout faire pour avoir de bons rapports avec les entraîneurs locaux, afin d’en tirer le meilleur à travers de bonnes informations. Nous avons été attentifs jusqu’ici aux joueurs locaux. Ce n’est pas parce qu’on ne retient pas un joueur qu’on n’est pas attentif. Jusqu’à présent, on n’a pas considéré qu’un joueur puisse intégrer l’équipe.
Ses piges à Canal +
Je n’ai jamais travaillé pour Canal Horizons. J’ai travaillé pour Canal + et ça me permet de voir beaucoup de matchs européens et je n’ai pas quitté la conférence de presse (après le match Egypte – Cameroun, ndlr) pour aller voir Canal Horizons. Je suis allé voir Orange, partenaire de la Caf pour laquelle travaille Claude Le Roy. On a écrit que j’ai quitté la conférence de presse pour aller à Canal +. Sachez que Claude Le Roy travaille pour Orange, partenaire de la Can et il est du devoir de chaque sélectionneur de passer sur le studio d’Orange. Je suis prêt à lire et à écouter toutes les critiques. Prenez le renseignement à Canal +, je décline plusieurs propositions parce que je leur dis que je me consacre aux Lions. Ecrivez-le, mais quand vous l’écrivez, ayez des arguments et des faits précis.
Sur la non-sélection de Sébastien Bassong…
J’ai regardé un maximum de matchs qu’il a joués avant la Can. Je l’ai sélectionné pour le match contre l’Autriche, il a débuté au Gabon, mais souvenez-vous, après quelques minutes, il s’est blessé et ensuite, j’ai réintégré Rigobert Song et Rigobert m’a donné une totale satisfaction. Je suis donc reparti avec la charnière Nkoulou-Song de façon logique, puisqu’elle avait donné satisfaction durant les éliminatoires.
J’ai appelé Sébastien Bassong en début décembre et on a eu une conversation d’une dizaine de minutes. Je lui ai expliqué que j’allais repartir avec cette charnière, je lui ai expliqué que je préférais le laisser dans son club, plutôt que de le prendre en sélection pendant la Can, mais que je restais attentif à son parcours. On a eu un échange tout à fait courtois et je le relancerais. Son absence est aussi due au fait que son parcours pendant les éliminatoires n’a pas été chanceux pour lui: il a eu deux ou trois blessures consécutives, ce qui ne lui a pas permis de s’imposer avec les Lions.
Sur les cas Matip, Ngog, etc.
Je vais continuer à suivre Matip et j’ai demandé au ministre des Sports et au président de la Fécafoot de tout faire pour que la situation soit éclaircie par rapport à ce joueur. Les autres joueurs camerounais qui évoluent en Europe, je les suis aussi. Concernant David Ngog, il a été approché, mais il n’a pas clairement affiché son intention de jouer pour le Cameroun. J’attends son point de vue. Quant aux autres joueurs camerounais, je les suis.
Sur la préparation de la Coupe du Monde…
Nous allons disputer un match amical contre l’Italie à Monaco le 3 mars; c’est la seule date internationale libre avant la mi-mai, à la fin des championnats. Du 16 au 23 mai, il y a une semaine pendant laquelle les joueurs doivent être libres, c’est une décision de la Fifa. On aura donc un match amical international en début mars, ensuite, à partir du 24 mai, nous allons rassembler les joueurs jusqu’en mi-juin et nous allons préparer la Coupe du Monde du mieux possible. A un moment donné, il faut être lucide.
La Coupe du Monde rassemble les 32 meilleures équipes du monde. Obtenir un meilleur résultat que les quarts de finale à cette compétition est pensable, mais est-ce choquant de dire qu’aller en quarts de finale de Coupe du Monde est déjà formidable? J’ai l’espoir de faire mieux, mais il faut être objectif et lucide. Il y a six mois, l’équipe du Cameroun était dernière de sa poule de qualification pour la Can et la Coupe du Monde et aujourd’hui, on me parle d’un objectif supérieur à celui des quarts de finale… Parfois, j’ai l’impression qu’on perd un peu la raison. On va essayer de faire mieux qu’un quart de finale, mais il ne faut pas avoir la mémoire courte.
CAN 2010 : La CAF rompt le silence sur l’attaque de Cabinda
29/01/2010
Plusieurs semaines après l’attaque de Cabinda où le bus de la sélection togolaise avait été mitraillé par des rebelles, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, s’est enfin ouvert à la presse sur ce drame. Tenant un langage ferme, il a indiqué que la CAF ne se laissera pas intimider par les terroristes.
Pour la première fois depuis l'attaque meurtrière du 8 janvier contre l'équipe togolaise, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Issa Hayatou, a évoqué cette affaire devant les médias.
Lors de son point de presse, Issa Hayatou tout en condamnant cet acte, a indiqué que la CAF ne se laissera pas intimider par le terrorisme. «La CAF ne cèdera jamais face au terrorisme. Le terrorisme n'aura jamais le dessus, nous ne l'accepteront jamais», a-t-il martelé.
Issa Hayatou a rappelé que le drame n'était pas le premier du genre. «Onze athlètes israéliens avaient été assassinés aux Jeux Olympiques de 1972. Est-ce que cela avait arrêté les JO ?» a-t-il demandé.
Toutefois, le président de la CAF a reconnu avoir reçu des menaces émanant d'un groupe basé en Suisse, qui affirmait représenter le Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC), le mouvement rebelle que l'on rend responsable de l'attaque du 8 janvier.
Cet aveu qui corrobore les propos du secrétaire général de la Fédération internationale de football associé (FIFA), Jérôme Valcke, qui avait déclaré le 18 janvier dernier que la CAF était avertie des menaces qui pesaient sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Mais Issa Hayatou n'avait pas vu là une raison d'annuler la Can. «Vouliez-vous que nous disions au gouvernement angolais d'arrêter le tournoi parce qu'un petit groupe nous a envoyé une note?», s’est-t-il interrogé.
«La CAN est un symbole pour le continent africain et je ne vois aucune raison de regretter d'avoir organisé le tournoi en Angola. Même si certains avaient averti que les rebelles indépendantistes du FLEC pourraient tenter de perturber le tournoi», a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, il a souligné que «ce qui s'est passé s'est produit en dehors de la ville de Cabinda. Rien n'est arrivé dans la ville même, que le gouvernement angolais a mise à notre disposition».
Après le drame, le premier ministre togolais Gilbert Houngbo avait rappelé les joueurs, qui avaient pourtant souhaité rester en Angola et participer au tournoi. Après leur retour au Togo, certaines sources avaient déclaré que la CAF aurait disqualifié les Eperviers.
Mais Issa Hayatou a tenu à ce que les choses soient claires. «Nous ne les avons pas disqualifiés, nous avons simplement pris note de leur départ. Nous espérions qu'ils resteraient, mais nous respectons leur décision», a-t-il conclu.
Alors qu’il se rendait à Cabinda où les Eperviers devaient entrer en compétition le 11 janvier dernier dans le cadre de la CAN, le bus qui transportait la sélection togolaise a été criblé de balles le 8 janvier par les forces FLEC.
Le chauffeur angolais du bus, l’entraîneur adjoint des Eperviers et un attaché de presse ont été tués. On dénombrait également plusieurs blessés parmi les joueurs. Après cet évènement malheureux, le Togo avait décidé de se retirer de la compétition, où il était logé dans le groupe B avec la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Burkina Faso.
Les vainqueurs heureux, les vaincus sans amertume
28/01/2010
Shawky Gharib (entraîneur-adjoint de l’Egypte) : « Nous sommes très heureux d'avoir gagné, nous avons gagné nos cinq matches à Benguela, avec des victoires contre trois équipes, Nigeria, Cameroun et Algérie qui seront à la Coupe du monde en Afrique du Sud. A chaque match, nous avions élaboré une stratégie qui s’est révélée payante. Chaque match possède sa propre vérité et doit être préparé en fonction de l’adversaire. Nous savions que l’Algérie avait une belle équipe. Nous nous étions préparés en conséquence, en ayant la chance de bien la connaître. Maintenant il nous reste à affronter notre quatrième mondialiste. Nous avons regardé ses matches et nous serons prêts pour la finale »
Rabah Saadane (entraîneur de l’Algérie) : « Nous les avons rencontrés trois fois avant de venir en Angola et je les connaissais bien. Mais nous avons encore appris beaucoup après cette défaite. Nous saurons en tirer profit. Il nous reste encore une rencontre pour la troisième place contre le Nigeria. Je suis satisfait de la prestation de mes joueurs au cours des cinq matches disputés dans cette CAN. L’équipe a un vrai potentiel et un grand avenir ».
Ghana 1 - 0 Nigeria
28/01/2010
Incroyable
!
Asamoah Gyan (buteur ghanéen) : «C'est incroyable. Nous sommes une équipe jeune et peu de gens nous donnaient une chance d’entrer en finale ".
Milovan Rajevac (entraîneur du Ghana):"J'avais dit à mes gars qu'on ne jouerait pas pour produire un beau football aujourd'hui, mais pour le résultat. Il n'y a que ça qui compte et on a obtenu ce qu'on voulait. Le Nigeria a eu plusieurs opportunités mais c'est parce que mon équipe est jeune et que son inexpérience a parfois offert des occasions à l'adversaire".
Nigeria : Nous avons manqué de chance
Shaibu Amodu (entraîneur du Nigeria): "Je suis très déçu mais c'est très facile de critiquer après chaque match. Le Nigeria a fait une très bonne compétition. On a joué l'offensive dès le premier match mais on a concédé des buts sur des erreurs défensives individuelles. J'avais dit avant de venir que nous n'avions pas la meilleure équipe mais j'ai confiance, nous nous sommes améliorés de match en match. Je ne pense pas que nous ayons perdu contre meilleur que nous, nous avons perdu contre un adversaire jeune, entreprenant et bien organisé. En football si vous jouez et que vous ne marquez pas, la défaite n’est pas loin".
CAN 2010 : Deux superbes rencontres pour le dernier carré
27/01/2010
Les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales de la 27e Coupe d’Afrique des Nations (CAN) sont désormais connues : le Ghana, l’Algérie, l’Egypte et le Nigéria. Les demi-finales auront lieu le 27 janvier prochain avec Ghana-Nigeria et le choc Egypte-Algérie, qui aura des allures revanche.
Après les quarts de finales, place aux demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) avec deux superbes affiches : Ghana-Nigeria et Egypte-Algérie.
Le Ghana s'est qualifié le 24 janvier dernier en éliminant le pays organisateur l'Angola (0-1). C'est l'attaquant du Stade Rennais Asamoah Gyan qui a offert la victoire aux Black Stars, en trouvant la faille dès la 16e minute. Le Nigéria, partant avec les faveurs des pronostics, a du attendre les tirs au but avant de se débarrasser de la Zambie (5-4) le 25 janvier dernier, après un score de o but partout au terme du temps réglementaire et des prolongations.
La grosse surprise de ce dernier carré est sans doute l’Algérie, qui a confirmé son statut de mondialiste en sortant la Côte d’Ivoire (2-3) le 25 janvier dernier, au terme d’un match très disputé. Menée deux fois au score, l’Algérie a su trouver les moyens de revenir au score, une fois avant la pause et une autre avant la fin du match, avant de prendre l’avantage pendant les prolongations.
L’Egypte pour sa part, a d’abord eu du mal contre le Cameroun. Mené au score, les Egyptien ont pu égaliser et tenir ce score jusqu’au terme du match, malgré la domination camerounaise. Dans les prolongations, malgré leur grosse domination, les Camerounais vont se faire surprendre en concédant deux buts, dont un litigieux qui n’a pas du tout franchi la ligne de but.
«Le Cameroun a joué et c’est l’Egypte qui a gagné. L'arbitre a un peu aidé l'Egypte, parce qu'elle ne méritait pas de gagner. Mais je ne vais pas m'en prendre à l'arbitre, parce que c'est l'Afrique et qu'on a encore beaucoup de choses à apprendre», a déclaré le capitaine camerounais, Samuel Eto’o.
La demi-finale Ghana-Nigeria sera sans doute disputée. Toutefois, petit avantage aux Ghanéens, moins usés physiquement que leurs adversaires et qui ont bénéficié d’un jour de repos supplémentaire.
L’autre demi-finale aura des allures de revanche pour les Egyptiens, barrés pour le mondial par une très belle équipe algérienne. En s’imposant, l’Egypte prendrait sa revanche et caresser le rêve de gagner sa troisième trophée d’affilée de la compétition, un exploit jamais réalisé jusqu’ici. Pour les Algériens c'est une occasion de confirmer que leur exploit qui les a envoyés au Mondial en terre soudanaise n'était pas volé.
Les Lions indomptables du Cameroun éliminés de la CAN 2010 : ils ont été battus 3-1 par l’Egypte
26/01/2010
Match au sommet Egypte-Algérie en demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2010 en Angola.
Grosse déception pour les supporteurs camerounais, avec l’élimination sans gloire de leur équipe nationale. Un tour et puis s’en va… ainsi pourrait-on résumer la participation du Cameroun à la CAN 2010 qui s’achève le dimanche 31 janvier en Angola. Battus dès le premier match par le Gabon, les Lions indomptables ont concédé un nul face à la Tunisie. Difficilement qualifiés pour les quarts de finale, les camerounais, dont le jeu suscitait déjà des inquiétudes, se sont fait battre lors des prolongations par une Egypte qui confirme son rang de favori.
En battant le Cameroun 3-1, l’Egypte accède donc aux demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations. Les Pharaons devraient retrouver les Fennecs d’Algérie, eux aussi qualifiés. Le match s’annonce déjà comme celui de la revanche, l’Algérie ayant battu l’Egypte novembre dernier lors des matchs de barrages pour le ticket d’entrée au Mondial 2010 en Afrique du Sud.
Gagnante de la CAN en 2006 et 2008, l’Egypte va-t-elle renouveler l’exploit cette année ? A suivre
120 minutes et les tirs au but pour désigner le Nigeria comme adversaire du Ghana
25/01/2010
C’est un tout autre genre de match qui attendait les spectateurs à Lubango où après l’Egypte-Cameroun de Benguela, s’affrontaient Nigérians et Zambiens. Un match plus fluide, plus clair que le précédent avec moins de duels d’homme à homme, moins de combat tout simplement.
C’est exactement ce que l’on vécut au cours de ce dernier quart de finale qui devait désigner le futur adversaire du Ghana.
Il faudra attendre la dixième après une phase d’observation, pour assister aux premières opportunités de but. Elle allaient être zambiennes. C’est d’abord James Chamanga qui, sur un corner, alors que la voie était ouverte manque le ballon ; le même Chamanga quelques instants plus tard ajuste une passe en retrait mais Vincent Enyeama se couche fort opportunément sur le ballon qui allait trouver son destinataire, Jacob Mulenga. A la 15e minute, Dickson Etuhu alerte le portier Kennedy Mweene, mais ans danger pour ce dernier. Il faudra encore patienter unquart d’heure pour assister à une superbe frappe de John Mikel Obi, détournée du bout de la main gauche par le portier zambien. Les Zambiens pratiquent leur jeu fait de passes courtes et précises, très collectifs, les Nigérians sont plus agressifs sur le ballon et, curieusement, se lon les statistiques sont largement en avance dans la possession de balle. En fin de première période, L’attaquant Chamanga rate encore complètement sa reprise sur un centre en retrait bien placé dans la surface nigériane. Ce quart de finale a beaucoup moins d’intensité que celui qui l’a précédé mais les gabarits ne sont pas les mêmes.
La deuxième période sera la répétition de la précédente avec une équipe de Zambie vaillante et une équipe nigériane sans beaucoup d’arguments offensifs. Odemwingie est effacé, Yakubu comme absent. Les Zambiens tentent souvent leur chance mais manquent de percussion. On peut compter leurs échecs, Félix Katongo (46e), Jacob Mlenga (58e) sur une frappe en pivot au-dessus de la barre. La meilleure occasion se présentera à la 65e minute quand une tête d’Himonde, après un corner, sera renvoyée sur sa ligne par Apam Onyekachi. La suite sera de la même veine avec une meilleure fraîcheur des protégés d’Hervé Renard et plus d’esprit d’entreprise mais la finition n’y est pas. C’est ainsi qu’Emmanuel Mayuka et Jacob Mulenga échouent aux portes de la cage nigériane. Toutes ces attaques manquent trop de punch, de détermination. C’est du travail propre et bien fait mais impuissant. Et on se demande si Zambiens et Nigérians finiront par trouver la clé de la cage inviolée quant l’arbitre égyptien Essam Abdel Fatah siffle la fin du temps réglementaire. Pour la troisième fois depuis le début des quarts de finale, le résultat se jouera pendant les prolongations. Seul le Ghana contre l’Angola y a échappé.
A Lubango, il y aura même des tirs au but les deux adversaires étant incapables de se départager. Et pourtant, les Zambiens ont constamment attaqué pendant les deux prolongations sans jamais être capables de convertir cette domination, échouant par manque de puissance au niveau de la ligne d’attaque. Le Nigéria terminera la rencontre à 10 contre 11 après l’expulsion de son défenseur Apam Onyekatchi pour un deuxième carton jaune.
Pas de but dans le temps ordinaire. Pas de but pendant les prolongations. Le vainqueur de la rencontre sera désigné aux tirs au but. Les trois premières tentatives de chaque côté, Chivuta, C.Katongo et Mayuka pour les Zambiens, Obi Mikel, Martins et Nsofor sont toutes réussies. Thomas Nyirenda s’élance ensuite pour la Zambie, Enyeama arrête alors qu’Odemwingie fait mouche. Derniers en scènes, les deux gardiens. Mweene marque et Enyeama aussi. Le Nigeria est qualifié pour la demi-finale contre le Ghana. Il revient de loin, les Zambiens ayant longtemps dominé le dernier quart de finale de la 27e Coupe d’Afrique des nations Orange
Le bonheur des Egyptiens
25/01/2010
Shawki Gharib (entraîneur adjoint de l'Egypte): "Le Cameroun est une
grande équipe et ils nous ont bien bougés. Nous, de notre côté, avons très
bien joué et nous savions ce qu'il nous fallait faire pour gagner ce match.
Il
n'y a pas de matches sans erreurs, et dans l'ensemble l'arbitre a été juste
avec les deux équipes".
Ahmed Hassan (capitaine et milieu de l'Egypte) : "Je suis très heureux parce que nous avons gagné aujourd'hui. Nous avons disputé un très bon match, et je suis particulièrement satisfait d'avoir marqué deux buts, et d’avoir encore amélioré mon record. Aujourd’hui, c’était ma 170e sélection".
Les Nigérians en confiance, les Zambiens sans complexe
25/01/2010
Le dimanche 10 avril 1994 au stade El Mensah à Tunis ce fut une bien belle finale entre le Nigeria des Okocha, Oliseh et autres Rufaï et la Zambie de Kalusha Bwalya qui se remettait dans la douleur de la dispartion tragique dans une catastrophe aérienne de la presque totalité de ses internationaux.
La Zambie avait ouvert la marque dès la quatrième minute par Elijah Litana. Emmanuel Amunike avait égalisé la minute suivante et donné l’avantage décisif au tout début de la deuxième période. C’est de l’histoire ancienne, mais elle témoigne que le football zambien n’est ni un inconnu –il avait déjà disputé les deux finales de 1974 contre le Zaïre- qu’il a un passé et que les connaisseurs ont touours apprécié la qualité de son football. Parler de surprise à propos de la qualification des Chipolopolo Boys pour les quarts de finale n’est pas de mise. D’autant que si l’Egypte ne s’est pas qualifiée pour la Coupe du monde c’est en bonne partie à cause du match nul concédé aux Zambiens dès la première journée.
La Zambie abordera la rencontre handicapée par une double absence, celle du milieu offensif Rainford Kalaba et celle du défenseur central Kampamba Chintu.
L’entraîneur Hervé Renard qui conduisait l’équipe 3e du CHAN, il y a un peu moins d’un an à Abidjan, après avoir été l’adjoint de Claude Le Roy au Ghana en 2008, possède désormais une solide expérience des grandes épreuves continentales. Il dit ne pas être inquiet avant d’affronter le Nigeria : « nous n’avons rigoureusement rien à perdre. Ils sont mondialistes, ils ont un palmarès époustouflant, ils ont fait preuve depuis trente ans d’une régularité unique dans les annales du football africain. Nous sommes, pour tous les observateurs une victime toute désignée. Ca me plaît. Nous sommes dégagés de toute pression d’autant que nous avons réalisé ce que le pays attendait de nous et, ce qui me plaît le plus, en jouant un football de qualité. Nous allons essayer de les pousser dans leurs derniers retranchements. Je suis un battant et je veux gagner ce match… ».
Les Super Eagles n’ont pas été étincelants s’inclinant lors de leur première sortie face aux Egyptiens avant de battre par la plus petite des marges l’équipe du Bénin et de s’imposer plus largement devant le Mozambique grâce à deux buts d’Osase Odemwengie et un troisième d’Obafemi Martins. On attendait beaucoup des attaquants de l’entraîneur Shuaibu Amodu, ils ne se sont réveillés qu’à l’occasion de leur dernière sortie. En ont-ils gardés sous la semelle afin de se ménager pour la suite de la compétition ?
Généralement l’équipe qui réussit a été économe de ses forces pendant la première phase. Pour Odemwengie, « le match avec le Mozambique a restauré la confiance au sein de l’équipe.
On en avait besoin avec des débuts hésitants. Maintenant nous sommes en phase d’accélération, mais nous savons mieux que quiconque que nous devrons éviter de faire des fautes contre les Zambiens et ne pas gâcher les opportunités de but quand elles se présenteront à nous ».
Les Super Eagles sont des abonnés de longue date aux demi-finales. Psychologiquement ce n’est pas rien. On attend un réveil de leur part. Question : les Zambiens en feront-ils les frais ?
RESULTATS
Côte 2 : 3Algéri Angola0 : 1Ghana Cameroun2 : 2Tunisie Gabon1 : 2Zambie Cameroun3 : 2Zambie Cameroun0 : 1Gabon
La chute de la maison Ivoire
24/01/2010
Après l’Angola, la Côte d’Ivoire est la deuxième équipe éliminée en quart de finale. Les Eléphants se sont inclinés face aux Fennecs algériens par 2 buts à 3, après prolongations et un finish extraordinairement prenant.
Dès le coup de sifflet de l’arbitre seychellois Eddy Maillet on n’a pas longtemps à attendre pour comprendre que lesd Eléphants vont tenter d’imposer leur puissance aux Algériens. Et après à peine quatre minutes de jeu, Yaya Touré passe en force , sert sur sa droite Salomon Kalou qui en buteur qu’il est trompe Copa Barry. La Côte d’Ivoire mène déjà 1-0.
Les supporters ivoiriens qui sont venus à Cabinda pensent alors que l’Eléphant va dévorer le renard du désert. Physiquement il n’y a pas photo, mais les Ivoiriens ne parviennent pas à profiter de cette domination athlétique. Au quart d’heure, Bougherra stoppe Drogba dans sa surface ; l’arbitre ne bronche pas. Un autre aurait peut-être sifflé penalty. C’est toujours une question d’appréciation et Monsieur Maillet était bien placé. Le score ne bouge pas et la physionomie du match non plus. Les joueurs algériens s’interrogent sur la meilleure manière de contrer leurs adversaires. Au bout d’une demi-heure ils ont mémorisé la méthode : garder le ballon au milieu, avancer en conservant le ballon pour dégager des ouvertures vers les deux pointeurs Ghezzal et Matmour. Sans une envolée spectaculaire de Copa Barry, Matmour sur un centre parfait de Nadir Belhadj aurait pu égaliser, mais le gardien ivoirien a réalisé le geste parfait. Les Eléphants tentent toujours de marcher sur leurs adversaires, mais ces derniers continuent de jouer de plus en plus ensemble en passes courtes afin de contraindre Drogba, Kalou et les autres à redoubler d’énergie pour leur chiper le ballon.
Ce n’était pas écrit, mais à la 39e minute, après un passage en force entre les deux arrières centraux, Karim Matmour égalise. Les Algériens auraient même pu ajouter un deuxième but sur un centre de Matmour à destination de Ghezzal un peu en retard.
Les Ivoiriens étaient partis sur les chapeaux de roue mais ils s’étaient laissé reprendre. La deuxième mi-temps s’annonçait très intéressante. Elle le sera pour son final. Le match avait repris avec la même physionomie, la maîtrise du ballon pour les Algériens, les contre-attaques ivoiriennes souvent percutantes. Les hommes de Rabah Saâdane sont les premiers à l’œuvre avec une reprise de volée acrobatique de Mourad Meghni (54e) ; Salom Kalou quelques instants plus tard passe Bougherra, efface Halliche, mais frappe à côté (57e).
A beaucoup courir et à ne marquer les Ivoiriens se fatiguent quand les Algériens imposent leur tempo. A la 67e minute, Matmour rate une occasion en or après avoir volé le ballon des les pieds de Tioté, il se présente seul devant le gardien ivoirien et lui tire dessus. Manque de lucidité et de fraîcheur au moment de l’acte décisif. Le chrono tourne. Gervinho est tout près de donner la victoire aux siens mais enlève trop sa balle au moment décisif. Ce qu’il n’a pas réussi, Kader Keita quelques instants plus tôt, va le faire. Il rugit tel le lion qu’il n’est pas et marque. Les Ivoiriens sont qualifiés, Halilhodzic sourit, lèvre les bras au ciel. Euphorie de courte durée puisque deux minutes plus tard, alors que Saâdane a presque quitté le banc sur un centre parfait de Belhadj, Bougherra au deuxième poteau pique sa tête et envoie le ballon au fond des filets ivoiriens. 2-2, le rire change de camp.
On jouera donc les prolongations. A peine entamée la première prolongation débute sur un coup de théâtre, ou plutôt un coup de tête de Hamer Bouazza qui vient d’entrer en jeu. 3-2 pour l’Algérie. Une frappe terrible de Drogba (98e) trouve sur sa trajectoire un Chaouchi impérial. Même sanction pour Kader Keita dans la minute qui suit.
Rien n’est décidé. A tout moment l’un ou l’autre peut marquer, mais ce sont les Ivoiriens qui sont en retard. Plus personne ne marquera mais dans la deuxième prolongation, les Algériens par Ghezzal, deux fois, Abdoun et Bouazza ne seront pas loin d’alourdir l’addition, alors que Kolo Touré inscrira bien le but égalisateur, refusé par l’arbitre pour hors-jeu.
La Côte d’Ivoire souvent désignée comme premier favori chute en quart de finale après avoir été finaliste en 2006 et demi-finaliste en 2008. L’Algérie entre dans le carré d’as pour la première fois depuis 1990, année de son unique victoire, chez elle, dans la compétition. Elle affrontera en demi-finale le vainqueur de Cameroun…Egypte.
CAN 2010 : La CAF était-elle avertie de l’attaque de Cabinda ?
22/01/2010
Le secrétaire général de la Fédération internationale de football associé (FIFA), Jérôme Valcke, a déclaré le 18 janvier à la presse française que la Confédération africaine de football (CAF) avait été avertie des menaces qui pesaient sur le déroulement la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) dans la région de Cabinda, où le bus de la sélection togolaise avait été mitraillé le 8 janvier par des rebelles du Front de libération de l’enclave de Cabinda (FLEC).
La Confédération africaine de football (CAF) aurait été avertie des menaces qui pesaient sur le déroulement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). C’est ce qu’a affirmé le 18 janvier dernier le secrétaire général de la Fédération internationale de football associé (FIFA), Jérôme Valcke, révélant qu’il avait mis en garde l’institution africaine avant le début de la compétition.
«Le président de la FIFA (Joseph Blatter, ndlr) avait reçu une lettre de la représentation cabindaise en Suisse qu'il m'avait fait suivre, le 27 octobre, et j'ai envoyé une copie de ce courrier à la Confédération africaine de football», a expliqué monsieur Valcke.
«On avait reçu cette information et cette menace qui planait sur toute personne qui se rendrait dans cette région», a-t-il poursuivi. Le secrétaire général nie par ailleurs toute responsabilité de la FIFA, indiquant simplement qu'elle n'avait «pas le pouvoir d'interdire tout».
Alors qu’il se rendait à Cabinda où les Eperviers devaient entrer en compétition le 11 janvier dernier dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), le bus qui transportait la sélection togolaise a été criblé de balles le 8 janvier par les forces du Front de libération de Cabinda (FLEC).
Le chauffeur angolais du bus, l’entraîneur adjoint des Eperviers et un attaché de presse ont été tués. On dénombrait également plusieurs blessés parmi les joueurs. Après cet évènement malheureux, le Togo avait décidé de se retirer de la compétition, où il était logé dans le groupe B avec la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Burkina Faso.
Encore quatre pour deux places
21/01/2010
La Cameroun, dernier mondialiste à entrer en scène lors de l’ultime journée des matches de poules, sait comme nombre de ses collègues il n’a pas de droit à l’erreur. Deuxième de son groupe, il est à la merci d’une élimination. Et la Tunisie se présente comme un obstacle pas facile à franchir. Paul Le Guen, l’entraîneur des Lions Indomptables résume la situation : » Les tunisiens ont beaucoup de possibilités devant et sont très bien regroupés derrière autour de Karim Haggui ». Moralité, la prudence est de mise. L’équipe du Cameroun ? Pour Le Guen, elle n’a pas montré son meilleur visage, « elle est moins bien que lors des derniers matches de qualification ». Le sélectionneur reconnaît volontiers qu’il n’a pas encore trouvé en Angola son équipe-type, mais, dit-il, « devant, Mohamadou Idrissou m’a largement montré que je pouvais compter avec lui; je ne suis pas mécontent de mon latéral gauche Gilles Binya qui a bien fait ce que je lui demandais lorsqu’il est entré sur le terrain ». Et cette question pertinente : »une équipe-type le reste-t-elle à chaque match ? » Sous-entendu, il pourrait y avoir des changements dans le onze de départ. On les découvrira une heure avant le coup d’envoi.
Les Tunisiens n’ont pas fait beaucoup parler d’eux depuis le début de la compétition. Ils ‘ont pas été, loin s’en faut, l’une des équipes les plus médiatisées d’Angola 2010. Cela ne les gêne pas. Au contraire. Ils ne savent pas s’ils passeront ou non le premier tour mais comme le souligne le défenseur central Ammar Jemmal, « notre sort est entre nos mains, il ne dépendra que de nous ».Ce sera le tout pour le tout. A Faouzi Benzarti de trouver les remèdes à l’inefficacité de sa ligne offensive tout en restant extrêmement vigilant en défense. Tout le reste n’est que discours. Les Aigles de Carthage sont au pied des Lions. A eux de leur faire tourner la tête. La formation de l’équipe est encore incertaine avec ou sans Oussama Darragi, qui au poste de latéral gauche. Plusieurs options s’offren à Benzarti. De toute façon, pour les Tunisiens comme pour les trois autres du groupe, ça passe ou ça casse. .
« Nous pouvons et nous devons le faire » clame Felix Katongo un des joueurs-clés du onze zambien. L’objectif clairement avoué est de passer le premier tour. « Jusqu’à présent nous avons bien joué mais nous n’avons pas reçu le petit coup de pouce de la chance. Le premier match avec la Tunisie n’a pas été de tout repos, le suivant contre le Cameron a été meilleur car en face de nous il y avait la meilleure équipe des Lions Indomptables » ajoute Katongo qui a pas de supporters en Angola depuis qu’il a passé une saison, en 2007, sous les couleurs du Petro Atletico de Luanda. « C’est une sensation très agréable de se sentir un peu chez soi et d’être apprécié par le public ». Il rêve d’un nouveau trophée de l’Homme du match qu’il avait remporté à deux reprises en 2008. Pour cela une qualification pour la seconde partie du tournoi augmenterait ses chances d’être désigné. Les Zambiens n’ont pas d’autre issue que de gagner ; dans toute autre hypothèse, ils reprendront la route de Lusaka..
Le sélectionneur des Panthères ne veut pas entendre parler de Cameroun-Tunisie. Ce match aura une incidence très importante pour la qualification, dit-il, mais mes joueurs doivent se concentrer sur leur match. Nous sommes tenus de la gagner pour éviter toute surprise désagréable. En football, explique le Français il faut d’abord compter sur le rendu de son équipe avant de savoir ce que font les autres. C’est un jeu dangereux que de guetter constamment le score de l’autre match. C’est se mettre une pression ou, à l’inverse, susciter une déconcentration, inutiles ». L’incertitude sur la présence ou non du milieu de terrain Cédric Moundoumba blessé lors du premier match ne sera levée qu’au dernier moment.
A l’issue de la deuxième journée, le Gabon occupe la tête du groupe D avec 4 points devant le Cameroun 3 points, la Tunisie 2 points et la Zambie 1 point.
Réactions après Egypte-Bénin
20/01/2010
L’Egypte de plus en plus gourmande fois en trois participations, à faire partie de la première charrette. Mais cette aventure n’aura pas été un coup pour rien. Les joueurs se sont enrichis d’une expérience irremplaçable. Il faut continuer à travailler dur pour qu’un prochain jour on s’inscrive dans le groupe des huit
Shawki Gharib (entraîneur-adjoint de l’Egypte) : « Nous aurions dû mettre plus de buts. On a eu beaucoup d’occasions, notamment en deuxième mi-temps que nous n’avons pas été capables d’exploiter.
Mais, la volonté de l’Egypte a toujours été la même. Nous voulons aller au bout et conserver notre couronne continentale ».
Michel Dessuyer (entraîneur du Bénin) : « Nous attendions beaucoup de cette CAN et, à l’arrivée, nous voilà condamnés, pour la troisième meilleurs ».
RESULTATS
Nigeria 3 : 0 Mozambique Egypte 2 : 0 Bénin Egypte 3 : 1 Nigeria Burkina Faso 0 : 1 Ghana Cameroun 3 : 2 Zambie Angola 0 : 0 Algéri.
CAN 2010 : Samuel Eto'o Fils est malade
20/01/2010
Il était le grand absent a l'unique séance d'entrainements, hier soir, au stade Senior de Monté de Lubango.
Vingt et un joueurs sont sur le terrain d‘entraînement. Un absent, Eto’o. Où est-il? Au lendemain du match contre la Zambie, les joueurs de la sélection nationale se sont retrouvés en début de soirée au stade senior de Monté pour l’unique séance d’entraînement de la journée. Tous étaient-là, sauf Samuel Eto’o Fils.
« Il est resté à l’hôtel pour mieux récupérer à sa façon. Afin qu’il ne se sente pas seul, nous avons laissé à ses côtés l’un des kinésithérapeutes de l’équipe », affirme le professeur Atchou. De quoi souffre exactement le capitane des Lions? Tout en évoquant le secret médical qui lui interdit de révéler le contenue du bulletin médical du joueur.
Le Dr Yannick Guillodo, membre du staff médical des Lions, affirme cependant que le joueur souffre d’un mal chronique sur le pied droit qui « nous amène a dire qu’on n’est pas sûr de sa participation pour la suite la plus proche qui est-ce fameux match contre la Tunisie ».
Les 21 autres joueurs qui se sont entraînés, ont une séance de récupération avec au menu le footing, l’accélération progressive puis une séance, très animée, d’étirement. C’est à pieds que les joueurs ont regagné leur hôtel, situé à moins d’un kilomètre.
Mutisme
Le vendredi 15 janvier, soit 48 heures avant le match Cameroun-Zambie (3-2) comptant pour la deuxième journée du groupe D de la phase finale de la coupe d’Afrique des nations 2010 de football, les journalistes et certains membres de la sélection nationale du Cameroun s’étaient rencontrées en matinée dans la tanière des Lions indomptables à l’hôtel Serra Da Chela de Lubango pour évoquer l’environnement dans laquelle les vice champions d’Afrique en titre attendaient leur deuxième sortie en compétition. Interrogé sur le bulletin de santé de la sélection national, le professeur Guillaume Atchou, responsable du staff médical a, comme toujours fait dans la langue de bois.
“Vous les journalistes, vous m’avez toujours fait le reproche de ne pas dire très souvent ce que vous voulez entendre”, avait-il contre attaqué, avant de déclarer, pour répondre à la préoccupation sur l’état de santé des joueurs, “je puis vous affirmer que tous les 22 joueurs actuellement en Angola, se porte bien et il n’y a aucun soucis de santé”.
Alors qu’on s’acheminait vers la fin de la traditionnelle conférence d’avant match, une question de journaliste sur la détermination de Samuel Eto’o à faire la différence contre la Zambie, après l’entrée manquée devant le Gabon, l’ancien Pichichi de FC Barcelone a jeté un pavé dans la marre en avouant lui-même son état de santé préoccupant.
Voulant expliquer sa prestation moyenne de la première journée, le goaleador des quadruple champions d’Afrique a révélé qu‘il a « une blessure au niveau de la cheville du pied droit qui me fait énormément mal. Pour me soigner, j’avais demandé une autorisation à la Caf (Confédération africaine de football, ndlr) malheureusement elle a tardé à répondre donc, j’espère qu’avec le traitement que je suis en train de prendre, je vais donner le meilleur de moi même pour qu’on gagne contre la Zambie”.
Des signes qui ne trompent pas
L’autorisation tant attendue des instances dirigeantes de la Caf est tombée justement ce même vendredi. Elle autorise exceptionnellement le capitaine des Lions indomptables à prendre certains médicaments qui nécessite un accord de la commission anti-dopage de la Caf.
« Il est un peu exagéré de parler d’une autorisation parce qu’il ne s’agit pas des produits contenant des substances ultra-drastique. Ce qu’on attendait de la Caf, c’est simplement un accusé de réception à la suite d’une déclaration que nous faisons pour l’informer que pour traiter tel mal, nous voulons utiliser tel type de médicament. C’est beaucoup plus à titre d’information et par prudence que cette démarche est faite » explique le professeur Guillaume Atchou.
Soumis vendredi à un traitement intensif, l’ancien pensionnaire de l’Ecole de football des Brasseries du Cameroun a pu chausser les godasses dimanche pour affronter les Chipolopolos zambienne. Mais, l’image d’un Samuel Eto’o tenant sa jambe droite malade après une frappe puissante et la scène d’un commandant des troupes quittant la surface de jeu au coup de sifflet final en claudiquant avec un visage ridé de douleur, sont révélatrices de la mauvaise santé de l’attaquant de l’inter de Milan.
Le Ghana élimine le Burkina Faso pour entrer en quart de finale
19/01/2010
Le Ghana reste, le Burkina Faso s’en va. Un but d’André Ayew à la 30e minute a suffi au Ghana pour empocher son billet pour les quarts de finale où il rencontrera l’Angola à Luanda alor que le deuxième quart de finale opposera deux des cinq mondialistes présents en Angola la Côte d’Ivoire et l’Algérie à Cabinda.
Milovan Rajevac et Paulo Duarte ne se sont pas donné la parole mais, au coup d’envoi de la confrontation décisive entre le Ghana et le Burkina Faso, le sélectionneur a procédé à plusieurs changements par rapport au match précédent. Arrivées d’Addy Lee et Hans Sarpei en défense, d’Haminu Draman au milieu de terrain et titularisation d’entrée en attaque d’Asamoah Gyan pour les Ghanéens.
Chez les Etalons Moumouni Dagano est sur le banc; il est remplacé par Issouf Koné qui joue dans le championnat de Roumanie au CFR Cluj.
Malheur au vaincu. L’enjeu est de taille surtout pour les Ghanéens qui n’ont d’autre possibilité que de gagner. La chambrée est réduite. Les Angolais sont au travail ou en train de se préparer pour leur quart de finale contre le deuxième du groupe B.. Le ciel est en partie ensoleillé, l’atmosphère toujours aussi lourde et humide. Si les Burkinabé sont en blanc, les Ghanéens ont revêtu un maillot rouge avec trois bandes verticales jaunes.
Si les jeunes Ghanéens ont du ballon, les Burkinabé affectionnent le jeu collectif fait de courtes passes au milieu de terrain qui se terminent vers une ouverture tantôt à droite, tantôt à gauche en direction du but. Le rythme n’est pas extrêmement soutenu, les Etalons cherchent à conserver le plus longtemps possible l’usage du ballon, privant les Black Stars d’éventuelles munitions pour se lancer dans des chevauchées vers le but de Daouda Diakité. Et c’est sur l’une de celles-ci, menée sur le côté droit du terrain, qu’André Ayew reprend victorieusement de la tête un excellent centre. Le « petit Pelé » s’et retrouvé démarqué seul face à Daouda Diakité auquel il ne laisse aucun espoir. Le Ghana, après une demi-heure de jeu, alors qu’il avait laissé l’initiative aux camarades de Mahamoudou Kéré les dix minutes précédentes, a son billet pour les quarts de finale. Les Etalons ont l’obligation de revenir au score. Dans l’immédiat, ce but les a déstabilisés ce dont profitent les Ghanéens en venant plus souvent dans la moitié de terrain burkinabé, notamment avec Asamoah Gyan, auteur de l’unique but contre la Côte d’Ivoire et qui n’était que remplaçant au premier match. Peu avant la mi-temps un long ballon aérien arrive sur Jonathan Pitroipa qui ne parvient pas à le maîtriser complètement alors qu’il vient d’entrer dans la surface. Richard Kingston lui chipe la balle au-dessus de la tête .
De retour des vestiaires, les Burkinabé testent le placement de la défense ghanéenne. Un long centre de Florant Rouamba trouve Kingson sur sa route. Dans l’instant qui suit, Matthew Amoah croise trop sa frappe pour inquiéter Daouda Diakité. Sur le coup suivant Habib Bamogo enlève trop sa frappe qui passe au-dessus du but ghanéen. Chacun est revenu sur le terrain animé des meilleures intentions: égaliser pour la troupe du Portugais Duarte, prendre un avantage décisif pour celle du Serbe Rajevac. Détaché, dans les tribunes, Michael Essien, répond volontiers aux amateurs d’autographes.
Il ne jouera plus en Angola. Sa préoccupation principale est de retrouver son intégrité physique. Sur un centre d’Amoah, le Ghana est tout près d’aggraver le score, mais Draman est légèrement en retard et le ballon file devant le but en quête d’un pied accueillant. A l’heure de jeu, Duarte décide de muscler son attaque en remplaçant son milieu Charles Kaboré par l’attaquant Wilfried Balima, titulaire au FC Shérif de Tiraspol, champion de Moldavie. Le jeu s’anime. Pas forcément dans le bon sens puisque Mamadou Tall voit rouge. L’arbitre Eddy Maillet lui montre la porte de sortie pour avoir marché sur un adversaire. Les Etalons vont jouer les vingt-cinq dernières minutes à 10 contre 11. L’heure est sérieuse pour le Burkina. Nouveau changement, Bamogo sort et rentre Moumouni Dagano, meilleur buteur de la phase éliminatoire. Duarte abat sa dernière carte. Il reste vingt minutes à jouer. Draman, seul face à Diakité, tire dans le petit filet et manque l’occasion de sceller définitivement l’issue du match. Les aiguilles tournent contre le Burkina. 77e minute, un moment attendu par beaucoup avec l’entrée de Dominic Adiyiah, champion du monde junior, meilleur joueur et meilleur buteur de la compétition. On a hâte de le voir dans un match de CAN. Ce sera pour la prochaine fois.
Un dernier coup franc face au but pour Bakary Koné. Largement audessus de la cage ghanéenne. Les quelques supporters burkinabé présents dans les tribunes sont effondrés sur leurs sièges. Le rêve passe Attention, ce n’est pas fini, un centre de Balima pour Dagano. Kingson lui arrache le ballon dans les pieds…
L’Angola et l’Algérie passent
18/01/2010
L’avant-match commence par une confirmation : Manuel José a laissé sur le banc Flavio.L’actuel leader du classement des buteurs est sur le banc. En conséquence le sélectionneur angolais a changé son fusil d’épaule en laissant Manucho seul en pointe et l’équipe évoluera en 4-5-1. L’Algérie est dans une configuration différente avec cinq défenseurs dont deux joueurs de couloir et quatre milieux de terrain : Ghezzal devant avec, pour l’épauler, Bouazza sur sa gauche et Matmour sur sa droite. Rabah Saâdane comme Manuel José est dans une position attentiste
Les Angolais n’ont besoin que du point du nul, alors que l’Algérie doit se mettre à l’écoute du stade Chiasi à Cabinda où le Malawi s’il gagne terminera devant lui.
L’Angola est la première à se mettre en action et, dès la deuxième minute, obtient le premier corner de la partie. Le jeu a cependant du mal à s’animer. Le round d’observation se prolonge au moins jusqu’à la 17e minute lorsqu’un centre tir de Gilberto n’est pas loin d’accrocher la lucarne gauche de Faouzi Chaouchi. Le missile n’est pas passé loin de sa cible. Quatre minutes plus tard c’est Hassan Yebda qui lui répond. En voulant effectuer un demi-ciseau retourné, il s’emmêle les jambes et le ballon est capté par le gardien Carlos.
Dommage pour les Algériens. Les uns et les autres ne déploient pas toute l’énergie possible. Le rythme de la rencontre est paisible.
A la 42e minute un centre de Ze Kalanga est mal exploité par Manucho alors que le but paraissait grand ouvert. Le stade qui était loin de faire le plein au début de la rencontre affiche maintenant complet et les Angolais soutiennent les leurs à chaque instant.
Quand l’arbitre sud-africain Jérôme Damon siffle la mi-temps, à Cabinda le Mali mène par 2 buts à 0. A ce moment-là l’Angola a cinq points, l’Algérie et le Mali, quatre points chacun, mais l’Algérie est deuxième parce ^qu’elle a gagné sa confrontation directe avec le Mali. Enoncé comme cela, cela ne semble pas avoir d’importance. Mais aux vestiaires les joueurs des deux équipes ont été informés. L’Angola si elle est battue par l’Algérie est éliminée… La seconde période permet de constater d’emblée un changement d’attitude des deux formations. Elles ont accéléré le rythme, multiplient les offensives et, tour à tour, viennent jeter le trouble devant Chaouchi et Carlos. Mais sans parvenir à trouver la faille comme sur cette tentative de Ze Kalanga qui trouve le petit filet. On ne prend pas trop de risques. C’est ainsi qu’à un peu plus d’un quart d’heure de la fin, alors que Rabah Saâdane a fait entrer le milieu de terrain de la Lazio de Rome, Mourad Meghni, promis depuis quelques saisons à un grand avenir, les Palancas Negras se livrent à un véritable jeu de passes à dix légèrement en retrait de la ligne médiane. Les Fennecs les regardent sans chercher à leur prendre le ballon dans les pieds. Trois minutes, c’est long. Le jeu s’est calmé après ces allers et retours des deux équipes. Le public a eu le temps de reprendre son souffle et de ménager lui aussi ses efforts.
A dix minutes de la fin le sélectionneur algérien regarde vers le grand écran qui diffuse les images dans le stade. Il doit se dire : encore un tout petit quart d’heure à tenir. 85e minute coup franc excentré de Gilberto, dans les gras de Chaouchi. Le Mali vient d’ajouter un troisième but. Dans la tribune de presse, les visages des journalistes angolais et des volontaires se crispent. Si leur équipe prend un but, elle est éliminée.
Jérôme Damon siffle la fin de la partie. L’Angola termine en tête du groupe A et jouera son quart de finale à Luanda ; l’Algérie est deuxième devant le Mali et le Malawi termine quatrième. Pour les Maliens, le but inscrit contre eux par l’Algérien Rafik Halliche, lors de la deuxième journée, leur aura été fatal. En cas d’égalité de points, c’est d’abord le résultat entre les deux équipes concernées qui compte. L’Algérie est le deuxième mondialiste qualifié pour les quarts de finale après la Côte d’Ivoire.
RESULTATS
Angola0 : 0Algéri
Angola4 : 4Mali
Malawi3 : 0Algéri
Mali0 : 1Algéri
Angola2 : 0Malawi
Mali3 : 1Malawi
Les Lions ressuscités
17/01/2010
Eliminé de la compétition pendant une heure, le Cameroun reste en course pour les quarts de finale de la CAN 2010 après sa victoire à l'arraché contre la Zambie (3-2) ce dimanche. Poussés dans leurs derniers retranchements, les Lions Indomptables ont refait surface après une boulette incroyable du gardien zambien et des buts signés Eto'o et Idrissou. Mais ils ont eu chaud !
C'est un match au scenario complètement fou qu'ont proposé le Cameroun et la Zambie ce dimanche, lors du premier tour de la CAN. Menés au score et éliminés de la compétition pendant une heure, les joueurs de Paul Le Guen gardent leur destin en mains après leur victoire à l'arraché face aux Zambiens (3-2). Incapables de s'ouvrir le chemin du but, les Lions Indomptables ont profité du concours bien involontaire du gardien adverse pour revenir dans la partie, avant que Samuel Eto'o et Mohamadou Idrissou n'offrent un précieux succès à leur équipe. Deuxièmes du groupe D, avec un point de retard sur le Gabon, les Camerounais devront toutefois validé leur billet pour les quarts de finale face à la Tunisie dans quatre jours.
Mais que cette victoire fut laborieuse à se dessiner ! Après un peu plus de cinq minutes de jeu, les finalistes de la dernière édition accusaient déjà un but de retard, l'oeuvre de Mulenga. Sur un centre venu de la gauche de Katongo, Song faillit marquer contre son camp de la tête sans un sauvetage réflexe de Kameni. Mais le ballon revenait dans les pieds de l'attaquant zambien qui n'avait plus qu'à le pousser au fond des filets (1-0, 7e). Face au Gabon (0-1), leur premier match dans la compétition, le Cameroun avait aussi encaissé un but rapidement sans parvenir à égaliser malgré des efforts répétés. Et le schéma se répétait ce dimanche à Lubango, pendant une heure en tout cas.
Eto'o inscrit son 17e but en CAN
Alors que la Zambie prenait peu à peu ses aises, le gardien allait ruiner les espoirs de ses partenaires. Sur un centre anodin venu de la droite de Njitap, Mweene captait mal le ballon et le projetait dans son propre but en retombant au sol (1-1, 67e). Si le portier zambien n'était pas intervenu si maladroitement, le ballon aurait filé directement en sortie de but... Abattus par ce coup du sort, les hommes de Hervé Renard se retrouvaient KO debout quatre minutes plus tard. Suite à un centre de Tchoyi, Eto'o profitait d'un contre favorable pour fixer le gardien d'une frappe du droit croisée (2-1, 71e). La rencontre venait alors de basculer sur ce 17e but en CAN du Milanais. Du moins, c'est ce que tout le monde croyait...
Car dans un sursaut d'orgueil mais surtout après une faute grossière de Kameni sur Mulenga, Katongo égalisait sur penalty (2-2, 80e). Seulement voilà, le Cameroun tenait absolument à sa victoire et Idrissou la lui offrait à cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Le grand attaquant camerounais s'appuyait sur sa grande taille pour catapulter le ballon de la tête, après un centre de Njitap (3-2, 85e). Les Camerounais se relancent donc complètement dans la compétition à la faveur d'un succès inespéré tant ils ont fait preuve de difficultés dans le jeu. En 2008, lors de la CAN organisée en Ghana, les Lions Indomptables avaient perdu leur premier match avant d'atteindre la finale. Le scenario va peut-être se répéter...
Nigeria 1-0 Benin
17/01/2010
Un mondialiste sur un terrain de la CAN Orange 2010, cela suscite au minimum de la curiosité ; Au stade Ombaka de Benguela, beaucoup s’interrogent sur le niveau actuel des Super Eagles. Faut-il prendre à la lettre la défaite contre l’Egypte ? Les camarades de Joseph Yobo avaient-ils d’un premier match pour entrer vraiment dans la compétition ?
A l’issue de la première moitié du match contre le Bénin, il semble bien que les Super Eagles ne sont pas dans leur assiette. L’équipe est brouillonne, maladroite et se crée peut de situations favorables.
On mise sur Yakubu pour percer la défense des Ecureuils mais il ne parvient pas à se montrer vraiment dangereux. Pour cause de maladresse. Au quart d’heure de jeu, par exemple, il se retrouve face à face avec Rachad Chitou et trouve le moyen de tirer à côté du but.
Chinedu Obasi ou Peter Osase Odemwengie essaient bien de le lancer sans y parvenir. L’équipe manque de ligne directrice très claire. De plus le groupe joue lentement, sans véritable accélération. Amodu Shuaibu a apporté plusieurs retouches à son équipe avec l’arrivée d’Echiejile et de Shittu dans la ligne de défense, Osase Odemwengie en milieu offensif sans que l’évolution de l’équipe soit très différente de celle du match contre l’Egypte.Elle manque du pouvoir d’accélération. Et l’ouverture du score peu avant la mi-temps par Aiyegbeni, sur une faute de main du latéral Romuald Boco peut être considéré comme une délivrance pour une équipe peu dominatrice de son sujet.
Le Bénin, un ton en-dessous de son premier match avec le Mozambique, compte toujours sur Omotoyossi pour marquer face à ses ex-compatriotes et sur la spontanéité et les qualités de Stéphane Sességnon soit comme pourvoyeur de son avant-centre, soit tout simplement pour s’infiltrer dans la défense nigériane et aller tromper Vincent Enyeama. A la mi-temps, rien n’est acquis.
La Côte d’Ivoire en quart de finale
16/01/2010
La Côte d’Ivoire est la première équipe qualifiée pour les quarts de finale. Tenue en échec lors de la première journée par le Burkina Faso, elle s’est rattrapée en dominant une trop jeune équipe du Ghana, vaincue par 3 buts à 1. On pensait ce match difficile pour l’un des grands favoris de l’épreuve et on a rapidement compris que l’élève ghanéen n’était pas en mesure d’égaler le maître ivoirien.
Stade Chiasi, vendredi 15 janvier 19h30, le stade Chiasi de Cabinda est dans l’attente. Favoris de la 27e Coupe d’Afrique des nations Orange, les Eléphants de Côte d’Ivoire jouent leur tête. Une victoire contre le Ghana leur garantirait une place en finale. Tout autre résultat les laisserait dans la plus grande incertitude sur leur maintien dans l’épreuve. Les Ghanéens, qui n’ont pas encore disputé une rencontre après le départ du Togo, jouent gros également : une victoire par un seul petit but d’avance les qualifierait pour la seconde parie de la compétition sans se soucier de leur performance face au Burkina Faso.
Le stade est plein. Les deux équipes seront à la prochaine Coupe du monde. Didier Drogba est sur la pelouse avec Salomon Kalou dont tout le monde suit leurs exploits à Chelsea. Une bonne raison pour ne pas les rater. On ne les reverra sans doute jamais à Cabinda après la CAN. Le public ne manifeste pas bruyamment. Il connait le contexte du match et comme tout un chacun il s’interroge. Vahid Halilhodzic a conservé la même formation que contre le Burkina Faso, il a seulement laissé Bakari Koné sur le banc et intégré dès le coup d’envoi Salomon Kalou. Dans le camp ghanéen, Michael Essien n’est finalement pas là. Milovan Rajevac a introduit quatre champions du monde des moins de vingt ans, Agyemang Opoku, Badu Agyeman, Samuel Inkoom et Dédé Ayew. Les autres sont à peine plus âgés que ce soit l’autre fils d’Abedi Ayew Pelé, Ibrahim, ou Kwadwo Asamoah. Cette version du Ghana est la classe-biberon. Tous les joueurs ont moins de 24 ans, à l’exception du gardien et capitaine Richard Kingson, déjà présent à la CAN en 1996, et du défenseur central Eric Addo du Roda FC aux Pays –Bas. L’un et l’autre affichent un peu plus de trente ans.
Visiblement les gamins ghanéens ne sont pas impressionnés par la réputation de leurs adversaires du jour. Ils tentent d’entrée quelques départs et font apprécier leur vélocité à la brésilienne. Les Ivoiriens jouent solides, tranquilles, en hommes d’expérience. Leur sérénité rassure les plus inquiets de leurs supporters qui vont s’apercevoir bien vite que les Black Stars du jour sont encore un peu tendres et que leurs courses croisées ne débouchent sur aucun occasion de but. Les Eléphants guettent leur proie. Ils ont fait quelques approches pour tester la défense et à la 22e minute Yaya Touré sert Salomon Kalou parti à la limite du hors jeu qui glisse immédiatement au centre de la surface à Gervinho totalement isolé qui pousse le ballon au fond des filets. 1-0 pour la Côte d’Ivoire. Les Eléphants ont la maîtrise du terrain mais ils laissent les Ghanéens s’époumoner à courir dans tous les sens. A la 39e minute les camardes de Kingson ne sont pas loin d’égaliser cependant sur un tir en pivot de Matthew Amoah que
Copa Barry est contraint de détourner en corner à la suite d’une envolée spectaculaire.
Milovan Rajevac a composé avec les éléments à sa disposition mais la cuvée 2009 manque de maturité. Aussi le Serbe choisit-il à la mi-temps d’appeler Michael Essien et Asamoah Gyan qui étaient tous les deux titulaires en 2008, afin de stabiliser le groupe et d lui donner plus de punch à la pointe de l’attaque.
On a repris depuis dix minutes que l’arbitre sud-africain Jérôme Damon brandit le carton rouge devant Emmanuel Eboué. Tacle par derrière sur Agyeman Opoku, la sanction est conforme à la règle. Les Ivoiriens vont jouer les trente-cinq dernières minutes à 10 contre 11. Sitôt le coup franc effectué, après un bel enchaînement à trois Matthew Amoah tente sa chance. Son tir rebondit sur le poteau. C’est peut-être la fin des espoirs ghanéens, car même à dix les Ivoiriens contrôlent sans difficulté le jeu. Et à la 66e minute, le latéral gauche Siaka Tiéné frappe une merveille de coup de pied arrêté. Dans une position très excentrée sur le côté droit, la balle prend de l’effet et vient se nicher pleine lucarne. Kingson qui n’a pas toujours été très adroit durant le match ne peut absolument rien faire. Voilà Drogba et les siens nantis d’une avance de deux buts qu’ils porteront à trois sur un centre au deuxième poteau de Kader Keita, entré peu auparavant à la place de Kalou, qui trouve la tête de Drogba. En toute fin de rencontre les Ghanéens sauveront l’honneur sur un penalty transformé par Asamoah Gyan.
3 à 1, les Ivoiriens sont en quarts de finale.
A noter qu’à chaque but de son équipe le gardien ivoirien Copa Barry a sorti une toute fine banderole sur laquelle était inscrit : Haïtiens, Togolais, on pense à vous…
L'Angola leader
15/01/2010
D’entrée de jeu, les Angolais investissent la moitié de terrain de la bande à Kinnah Phiri. Ils savent qu’il faut se méfier de cette formation qui vient de passer trois buts à l’Algérie et qu’ils n’ont pas le droit à un échec qui les contraindrait à gagner impérativement leur dernière rencontre face à l’Algérie, désormais nantie de trois points. A coups de grandes enjambées et de longues courses, ils tentent de prendre en défaut des adversaires très bien disposés sur le terrain. Première alerte à la 7e minute lorsque Flavio face au but à l’entrée de la surface préfère glisser sur sa gauche à Manucho excentré dont le tir oblige Swadick Sanudi à s’y prendre en deux temps pour capter le ballon. Ce n’est que vers la dixième minute que les Malawites tentent leur première incursion au-delà de la ligne médiane. Ils jouent prudemment, ne cherchent pas à emballer le rythme comme ils l’avaient fait devant les Algériens. La tactique du jour consiste à laisser venir les hommes de Manuel José, de les suivre fidèlement, à la culotte, en verrouillant la cage de Sanudi. Peut-être Kinnah Phiri pense-t-il que ses adversaires connaîtront la même baisse de régime que celle du dernier quart d’heure contre les Maliens.
Manucho a sans doute la meilleure occasion de la première mi-temps à la 33e minute. Démarqué, il rentre dans la surface, plein axe, et de quinze mètres tente sa chance, le allon passe à côté du but ; en vérité le ballon lui a légèrement glissé sur le pied au moment de la frappe. Quelques minutes plus tard, c’est Esau Kanyenda qui manque la cible angolaise alors qu’il était en bonne position. Les Angolais ont dominé la rencontre mais le tableau est resté vierge.
Au retour des vestiaires Phiri fait rentrer son attaquant Chiukepo Msowoya. Le temps pour les uns et pour les autres de se remettre en place, de reprendre le jeu et Flavio, l’ancien attaquant d’Al Ahly, l’homme à la tête d’or ouvre le score. Il reçoit uncentre millimétré de Djalma au centre de la défense et d’un coup de tête trompe Sanudi sans que ce dernier ne puisse rien faire. Cinq minutes plus tard, Manucho profite d’une mésentente entre Wadabwa et le capitaine Mponda pour chiper le ballon dans les pieds de ce dernier s’avancer vers la cage, amorcer une frappe du gauche qui fait mouche. 2-0 pour l’Angola, il semble que le trou soit fait et qu’instruits de la bêtise initiale les Angolais sauront garder leurs forces et leur avance jusqu’au bout. Flavio sort à l’heure de jeu ; il est blessé derrière la cuisse gauche. Pour le remplacer, Manuel José a appelé Mantorras, l’attaquant de Benfica qui en raison de plusieurs blessures n’a pas eu la carrière qui lui était promise en Europe. Il ne changera pas le cours du match et cette fois les Angolais garderont leur avance jusqu’au coup de sifflet final.
La vérité c’est que les Angolais ont eu un jour de repos supplémentaire et que les Malawites avaient beaucoup donné lors de leur face-à-face avec l’Algérie en ne cherchant pas à s’économiser. Ils n’étaient pas jeudi soir au stade du 11 novembre de maintenir la même cadence. Et les Angolais ont largement mérité leur succès. Manucho a reçu le trophée de l’Homme du match Orange, Flavio a pris la tête du classement des buteurs avec 3 buts et, au soir de la seconde journée dans le groupe A, l’Angola est en tête avec quatre points devant le Malawi trois points (+1), l’Algérie également trois points mais avec une différence de buts négative (-1). Le Mali est quatrième avec un point. Le 18 janvier l’Angola sera opposée à l’Algérie; il lui suffira d’un point pour entrer en quarts de finale. L’autre rencontre de la dernière journée entre le Mali et le Malawi se déroulera à Cabinda à la même heure conformément au règlement de la CAN.
RESULTATS
Angola2 : 0Malawi Mali0 : 1Algéri... Cameroun0 : 1Gabon Zambie1 : 1Tunisie Côte ...0 : 0Burkina Faso Mozambique2 : 2Bénin
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